Nouvelles unités de valeur

Nous venons de recevoir, de ma grand-mère, pour Noël, un chèque de « quatre jours dans le Pays A » … dixit MonChéri.

MonChéri qui est dorénavant guilleret à chaque « heure mise de côté pour aller là-bas » (période de fêtes = beaucoup d’heures supp).

Moui, lui comme moi, on est un peu « mono-pensée » ces temps ci…

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Connexion neuronale

« Mais, s’ils en sont a appeler des gens qui sont derrière nous… ça veut dire qu’ils peuvent nous appeler nous à tout moment ! »

Aujourd’hui, 12h15, l’information de la veille est arrivée au cerveau de MonChéri.

(Rho quoi j’ai le droit de me moquer un peu !)

J’attends avec impatience de voir ce que cette « découverte » va déclencher chez lui dans les prochains jours !

La phrase de trop

J’ai mis du temps à relativiser, d’ailleurs ce n’est sans doute pas totalement digéré.
J’ai mis du temps à décider d’écrire cet article tant je me suis senti envahie par la honte, honte ridicule, honte injustifiée, comme si nous méritions une lapidation à la tomate pourrie pour une phrase mal exprimée, mal interprétée, ou les deux, ou juste une phrase banale d’ailleurs. Et puis je me suis dit que déballer tout ça me ferait du bien.

Lundi nous avions rendez-vous avec la nouvelle assistante sociale du service adoption, juste « comme ça », pour faire connaissance. Nous étions décidés également à « argumenter » notre ouverture en âge. En effet nous avions obtenu un agrément pour un enfant « le plus jeune possible » plutôt que « jusqu’à 5 ans » comme nous le souhaitions, et donc pensions profiter de la nouvelle enquête sociale déclenchée par notre déménagement pour demander une modification d’agrément car, même si ça n’a pas dérangé notre OAA, l’intitulé de notre notice étant suffisamment flou, nous ne trouvions pas logique de pouvoir postuler à l’adoption d’un enfant jusqu’à 4 ans révolu à l’international et non en France, alors que c’est notre projet (c’est terrible je ne peux plus écrire, penser, dire, cette phrase sans entendre notre président hurler).

Nous préparions mentalement ce rendez-vous depuis 18 mois, depuis la réunion post-agrément de notre CD où nous nous sommes rendu compte qu’il allait falloir être sacrément « carrés » dans notre réflexion et dans notre « argumentaire » pour montrer à l’assistante sociale que nous sommes réellement prêt à accueillir un enfant de cet âge. « Vous savez, ce n’est pas le même enfant » avait-elle dit un peu sèchement (j’étais d’ailleurs soulagée de savoir qu’une nouvelle avait pris la place).

« La nouvelle » est vraiment super, il n’y a pas à dire, le feeling est bien passé, nous avons bien discutés. Elle s’est rendu compte, je crois, que nous mettions bien a profit cette attente pour nous préparer, que nous étions conscient de ce qu’implique l’adoption, des défis qui nous attendent, que notre réflexion était riche (oui ses yeux ont brillé quand MonChéri a parlé du fait que se préparer à l’adoption nous offre la possibilité de vraiment réfléchir à l’éducation qu’on a reçu, son influence sur qui nous sommes aujourd’hui et par conséquent à ce qu’on veut vraiment, et surtout de ce qu’on ne veut pas, pour nos enfants…).
Nous avons discuté d’âge et elle nous a entendu, elle confirmait que notre notice n’était effectivement pas logique. L’entretien en était à sa fin lorsque MonChéri a fait sortir de sa bouche la phrase : « ah mais quand même, un bébé pupille, ça serait bien ».

« Peut être avez vous besoin de plus de réflexion » a-t-elle dit « vous pouvez revenir me voir quand vous voulez si vous avez besoin de parler, même seul si vous le souhaitez, de toute façon vous avez le temps, les délais sont longs. » Ce n’était pas dit méchamment du tout mais nous avons bien senti qu’une phrase venait d’anéantir toutes les autres toutes celles concernant notre ouverture en âge (ne cédons pas au pathos).

Nous sommes ressortis décomposés, MonChéri bourré de regrets, moi de doutes et de découragement. Je lui ai demandé vingt fois s’il était sûr de lui, s’il ne se disait pas ouvert en âge pour me faire plaisir, s’il souhaitait que nous restions uniquement sur la liste d’attente des pupilles (je suis encore à deux doigts de lui suggérer d’aller voir un psy pour démêler son cerveau et être sûr qu’il est sûr, au cas où il ait un blocage ou que sais-je… bon sang ça ressemble à un « c’est dans ta tête » c’est horrible)… Il m’a répondu vingt fois qu’il ne savait pas pourquoi il avait sorti un truc pareil, qu’il ne sait/s’est pas exprimer correctement, qu’il rêve tout autant qu’on nous appelle de l’autre bout du monde. A-t-il voulu souligner qu’il ne fallait pas non plus nous oublier pour un bébé pupille ? Parce qu’après tout, un bébé pupille c’est aussi un enfant de moins de cinq ans, et parce qu’il faut bien qu’on se projette aussi sur la possibilité d’un bébé pupille parce qu’on ne sait pas de quoi l’avenir sera fait…

Ajouté à ça la sensation qu’elle me prend maintenant pour la femme qui « force » son mari ( « vous pouvez venir me voir seul » ) (à moins qu’elle considère juste que de mon côté effectivement c’est carré mais pas du sien) (ouais j’essaie de relativiser), le fait que la prochaine fois on allait devoir trimer deux fois plus pour effacer ses doutes (putain 18 mois que je le préparais et que ça me pesait) surtout MonChéri qui maintenant ne va plus oser ouvrir la bouche alors que jusqu’à maintenant il était toujours à l’aise lors de ce genre de rendez-vous… j’ai traversé une phase de « pourquoi nous ».

C’est tellement lourd…

Enfin nous savons pourquoi nous faisons tout ça, pourquoi c’est nécessaire, en quoi cette assistante sociale, que nous estimons vraiment, n’a fait que son métier. MonChéri a même retrouvé suffisamment d’optimisme pour dire « c’est pas grave, tu vois on pourra lui dire que ça a été une expérience positive, que ça nous a forcé à tout remettre à plat et à réfléchir encore ! » (ouais MonChéri est tellement formidable que c’en est fatiguant des fois)… mais si on pouvait s’épargner certains obstacles ce serait bien quand même…

Plus cool la vie

Ce matin nous avons ouvert l’œil à 8h45, hier à 8h30. MonChéri est en arrêt, et moi, pour le boulot je pars au plus tôt à 11h, sinon 15h. Alors pour nous, c’est encore un peu les vacances. Quel pied ! (flagellez moi les travailleurs !)

Depuis qu’il a repris suffisamment de mobilité pour cuisiner (comment dire… même moi j’ai pris deux kilo alors que c’est une chose réputée impossible… flagellez moi, allez y !) MonChéri a fini par se faire à son arrêt. Un peu trop même, rapport au soir où il m’a dit « j’ai fait deux lessives, j’ai passé l’aspirateur, j’ai fait la cuisine… tu trouves un boulot où tu gagnes 2500€ par mois et moi je deviens homme au foyer, ok ? »
Nan chéri, le foyer c’est MON plan de carrière (flagellez moi les féministe !).

Moi j’aime bien cette vie à la cool, j’aime bien refaire le monde avec MonChéri et le voir rêvasser sur notre vie future : « Dans sa chambre, je lui construirai un château fort ou un château de princesse teeeeellement grand qu’il pourra rentrer dedans, ça lui fera une cabane, il aimera bien jouer dedans avec ses chevaliers ou ses barbies » (flagellez le les anti-genre, j’aurais du mais j’étais tellement attendrie que je n’ai pas pu).

MonChéri, libraire, prend le prétexte de « c’est mon futur rayon » pour lire « Les lois naturelles de l’enfant » de Céline Alvarez et puis divers titres d’Isabelle Filliozat qui étaient déjà présents dans notre bibliothèque parce que dès que j’ai pu j’ai usé du prétexte « je bosse dans la petite enfance » pour les avoir. Et j’adoooore quand il me fait part de ses découvertes : « T’as vu ! Elle dit que… ! » (flagellez moi celles qui n’arrivent jamais à mettre un bouquin entre les mains de leur mec !)

Dans un gros mois et demi, si tout va bien (quelques papiers nous donnent des sueurs froides… mais on va bien finir par foutre le feu à l’administration y arriver !), on déménage. Nous vivons au milieu de tours de carton. La vie est belle !

Enfin c’est pas tout ça mais, vu l’heure, il faudrait peut être que j’aille me doucher.

(Flagellez moi ! Oh oui flagellez moi !)

(Pour faire suite à mon dernier article : ma gorge s’est dénouée après une journée psy + yoga et une bonne vidange de larmes, vu la période ça va peut revenir, mais pour le moment je profite de la sérénité !)

Entre deux fractures…

Je profite d’une nouvelle éclaircie dans notre ciel de connexion pour vous raconter notre éprouvant week-end.

Ce week-end nous devions donner un bon coup de collier pour finir les petits travaux de « mise en beauté » et mettre la maison officiellement en vente, imaginez ma joie !
Mais ça c’était avant. Avant que je reçoive un coup de fil au boulot vendredi à 18h30 : « Bonjour Madame Choco, je suis votre voisine, j’ai votre mari à la maison, il a chuté d’un escabeau et a visiblement une belle fracture au poignet, j’appelle les pompiers. »

Une fracture du poignet c’est pas bien méchant, mais quand même, je me faisais du souci pour MonChéri.
Arrivée aux urgences, je n’ai pas pu le voir tout de suite, ça m’a laissé le temps de prévenir un bout de famille (la mienne, moins angoissée de nature, je ne voulais pas faire paniquer les siens avant de l’avoir vu et de pouvoir les rassurer d’office).
Une grosse demi-heure plus tard je n’étais toujours pas autorisée à le voir, mais là il ne fallait pas abuser, ça faisait deux heures que j’avais eu la voisine puis les pompiers au téléphone mais lui je n’avais pas pu lui parler, j’avais besoin de le voir… la dame de l’accueil a négocié avec le personnel soignant, j’ai pu retrouver MonChéri, en attente dans un couloir blindé d’autres brancards.
Il venait de passer à la radio, souffrait beaucoup, semait de l’herbe et des brindilles autour de lui (il taillait les arbustes quand il est tombé) et son poignet n’était plus du tout dans l’alignement du bras et de la main. C’est là qu’un esprit perturbé, par la douleur et la morphine, peut faire sortir des choses incroyables de sa bouche : « bah, dans une semaine ça sera bon ». Mais bien sûr…

J’ai attendu avec lui que l’interne donne le verdict : opération dans la nuit dès que les urgences plus urgentes seront passées, et je suis partie puisqu’à la base je ne devais pas rester plus de cinq minutes (et que ça faisait une heure), que j’avais faim, et que de toute façon je ne pouvais rien faire de plus pour MonChéri qui allait être shooté pour ne pas trop souffrir en attendant d’être opéré.

Je suis allée manger chez ma soeur, à minuit j’ai appelé l’hôpital pour des nouvelles, il n’était toujours pas au bloc, et je suis allée me coucher. Nuit pourrie, j’ai du dormir deux heures en toute fin de nuit, probablement au même moment où MonChéri se faisait opérer.
A 6h, bien réveillée, j’ai jugé inutile de rester au lit, j’ai appelé l’hôpital, il était remonté peu de temps avant, l’opération avait été plus longue et plus lourde que prévue, il a fallu ouvrir de chaque côté, les broches ne tenaient pas, il a fallu poser des plaques… Et puis comme j’étais bien réveillée et qu’il fallait que je trouve une bonne occupation. J’ai repeint le portail (bah oui, ils disent sur le pot qu’il ne faut pas peindre en plein soleil et qu’il fait trop chaud, à 6h du mat’ les conditions étaient parfaites).
A 9h j’ai voulu appeler pour l’avoir directement, impossible, les infirmières n’avaient pas le temps, le téléphone de sa chambre ne marchait pas… moi qui était restée relativement sereine jusque là, ne pas pouvoir lui parler m’est devenu très difficile (et les visites ne sont autorisées qu’à partir de midi). J’ai appelé une amie au secours pour me changer les idées, elle m’a emmené faire le marché avec sa mère.
A midi, arrivée au pied de l’hôpital, MonChéri m’appelle, sa voix transpirait l’angoisse, les effets secondaires de l’anesthésie l’effrayait énormément.

Il faut savoir que MonChéri est un peu hypocondriaque sur les bords, ce week-end je l’ai vu passer de peurs farfelues en angoisses irraisonnées, ce « simple » bras cassé est devenu une montagne. Quant à moi j’alterne entre hyper-empathie, son mal-être me brise le coeur, et une violente envie de le secouer parce que, quand même, on a vu pire, ça aurait pu être pire, il y a pire, et que si un jour il lui arrive un pépin encore plus important, avec une réaction pareille il ne s’en sortira pas.
J’ai décidé d’accuser l’anesthésie et l’hospitalisation pour le moment, si ça persiste une fois rentré à la maison je lui secouerai un peu les puces.

Mes patrons m’ont laissé ma journée de demain pour que je puisse récupérer l’homme à sa sortie. Je suis soulagée à l’idée de le voir rentrer, ce week-end a été éprouvant et il sera beaucoup mieux à la maison.

Alors pour les petits travaux, c’est sûr, ça va être compliqué (enfin le portail c’est fait) (on arrivera peut être à « embaucher » nos proches), mais au moins MonChéri sera ultra-dispo pour les visites !

Allez, maintenant, je vais aller dormir…

La danse des livres

Rien n’apaise plus MonChéri je crois, que de ranger ses livres. Sa grand mère aime raconter que tout petit déjà c’était son rituel lorsqu’il allait chez elle, tout sortir tout remettre.
Ses livres ne sont pas classés par ordre alphabétique et pourtant rien n’est laissé au hasard. Par taille, par thème, ceux qu’il n’a pas encore lu, ceux dans lesquels il veut relever un extrait… Il sort, déplace, replace, s’arrête, regarde. Il caresse, dépoussière, il ouvre à la recherche d’une image, d’un extrait, drôle ou triste, qu’il me lit parfois.
Parfois il fait de l’humour, il va placer Beethoven à côté d’un livre sur l’histoire du rock, juste pour se faire rire.

Était-ce inconsciemment mon but lorsque cette semaine j’ai – sacrilège ! – engagé un chamboulement de ses livres sous prétexte de gagner de la place, pour pouvoir ranger ceux qui n’en avaient pas encore : le regarder « danser » devant ses bibliothèques ?
Parce que si lui aime plus que tout ranger ses étagères, moi ce que j’aime c’est le regarder faire. Assise sur un fauteuil ou allongée sur le lit, parfois je lis, souvent je ne fais que l’observer. Il m’arrive même régulièrement de m’endormir, moi aussi son ballet m’apaise.

Loin d’être gêné par mon regard, ou agacé par mon oisiveté (parce que quand ce sont des étagères qui bougent, ce sont des centaines de livres à déplacer, il peut y passer une après midi entière… donc moi aussi), il espère au contraire ma présence, me fait promettre, avec des yeux de chien battu, de revenir si, pour une raison ou une autre, je dois sortir de la pièce.

Hier soir je l’ai donc regardé trouver, après la danse habituelle, une place à ces livres qui n’en n’avaient pas, et en cette période difficile ça fait du bien de trouver un peu d’apaisement quelque part.
« L’anniversaire » de notre petit L. approche et je sens chaque jour devenir plus douloureux et plus chargés en souvenirs. Les larmes ne sont jamais loin.

Vivement que cette fin d’année soit derrière nous…

 

MonChéri est toujours formidable !

Une semaine complète encore une fois, vivement demain soir…

Heureusement j’ai MonChéri !
Ces temps ci, il est particulièrement guilleret. Le printemps peut être, nos projets de déco, l’espoir de l’adoption…

Un coup de mou de ma part obtient toujours une réponse telle que : « Pense à notre escapade de vendredi soir (conférence sur l’adoption, pas tout près, alors on s’est pris une chambre d’hôtel), et au café adoption le lendemain ! » « Pense à notre chambre toute belle et bien décorée et à notre futur salon ! » « C’est pas grave la Thaïlande, on sera pris pour le Pérou ! ».

Il a le nez plongé dans des bouquins sur l’adoption, me fait part de ses réflexions, imagine notre enfant, ce qu’il lui dira, ce qu’il fera avec lui… il me touche énormément. Il arrive à nouveau à se projeter, lui qui il y a quelques temps me disait ne plus réussir, à force d’attendre, à imaginer une vie avec un enfant. Il se projette et m’entraîne à sa suite, et quand je vois le souci qu’il met à déjà vouloir rendre cet enfant heureux, à se demander s’il saura le protéger, je sais qu’il sera un père merveilleux.

Et, comme si le fait de pouvoir se projeter sur un avenir heureux lui permettait de se retourner sereinement sur le passé, il parle de notre tout petit avec plus d’aisance. Il n’y avait pas de tabou mais, malgré tout, une grande discrétion. Il fait désormais une place visible et audible à notre L. Il est un père merveilleux…

Mon réflexe face à tant d’espoir, acquis à force de trop d’épreuves, est d’avoir peur qu’il ne nous attende encore qu’une énième et absolument terrible déception. Mais je veux rester optimiste, laisser de côté cette angoisse de finir les bras vides. Nous avons le temps, le temps d’y arriver.

Ingalls-Bisounours et Vieille-Has-been en weekend

(P… Lutain le titre qui déchire sa race)

MonChéri est un sociable qui s’ignore. Autrement dit, il faut le traîner de force dès qu’il s’agit de rencontrer des inconnus, par contre une fois qu’il y est, il est trop content !

Voilà comment, alors que j’avais du me montrer persuasive pour la première réunion d’EFA, ce weekend il a insisté pour aller au « café adoption » alors qu’il était évident que nous n’arriverions pas à l’heure.
Nous étions donc samedi matin, levés tard puisque couchés tard la veille, à devoir d’abord aller chercher ma nièce de 13 ans pour l’emmener à une dédicace l’après midi, et en plus on ne savait pas où se passait la réunion… bref quand on a fini par repérer le lieu il était quasiment midi, donc trop tard…

MonChéri était super déçu. Je lui ai promis qu’on irait à la prochaine (heureusement qu’il y en a régulièrement).

Alors le reste du weekend, il a décidé qu’il fallait qu’on « s’entraîne » pour les entretiens et m’a donc fait subir un véritable interrogatoire, puis a commencé à lire les bouquins, que j’ai déjà lu, à me lire des passages et à me faire part de toutes ses réflexions sur le sujet.

(Vous l’aurez compris c’est un « MonChéri est formidable » , épisode 7650, au moins…)

Dans l’ensemble d’ailleurs, ce weekend, il a fait de grandes avancées. Il m’a même demandé un bisou avant de dormir l’autre soir. Dingue. MonChéri passe de Charles Ingalls à Bisounours.

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Il faut quand même que j’en revienne à cette dédicace à laquelle nous emmenions notre nièce de 13 ans pour vous dire que, ce weekend, je me suis sentie vieille.

Ca a mal commencé quand, en passant devant un stand, je lui ai dit « Regarde, y’a PPDA ! » et qu’elle m’a répondu « Hein ! Qui ? » « Mais si PPDA bordel le journaliste qui… » « Ah… peut être… » (ne jamais contredire sa tante).

Mais alors après, quand je me suis retrouvée dans une file d’attente gigantesque (mais comme on est arrivé 1h à l’avance on était plus au début qu’à la fin… je mérite la médaille de la meilleure tata de l’année), au milieu de centaines d’adolescentes hystériques, avec mon sudoku à la main, je me suis sentie vraiment vieille… « Mais non tata, tu n’es pas vieille » (elle est bien élevée cette petite) « et qu’est ce qu’elle écrit cette fille sur son blog ? » « Mais tata, elle a pas un blog, c’est une youtubeuse ! »

Ok je suis vieille ET has been…

Nouvelles du CG

Hier, en fin d’aprem, le CG m’a appelé pour me proposer, suite à un désistement, (non pas un enfant non) un rdv une demi journée avec la psy le 12 novembre !

On a été super étonné avec MonChéri parce qu’on nous avait dit à la réunion que le rdv avec la psy était le plus difficile à avoir, que souvent c’était en fin de procédure et que c’est ça qui faisait parfois prendre du retard. Du coup je suis aussi très optimiste, je me dis qu’on pourrait l’avoir « très » vite cet agrément (un couple rencontré à une réunion d’EFA nous a dit avoir eu son agrément en 7 mois) puisqu’à priori les rdv avec l’assistante sociale sont plus simples à avoir.

Nous allons donc passer l’un après l’autre puis ensemble, je vous raconte pas la matinée d’angoisse ! Enfin pour le moment je suis zen… pour le moment.

Hier soir, les premiers mots de MonChéri en rentrant ont été « je ne veux pas déménager » (avant même que j’aborde le sujet, il doit avoir un radar).
Il m’a expliqué calmement que, en gros, outre le fait que mon moral pourri était sans doute grandement du au mauvais temps et au fait que je ne travaille pas, et que financièrement c’était pas une super idée, lui avait encore plein de projets dans notre maison, qu’il voulait faire une salle de jeu dans les dépendances, et un poulailler dans le jardin, et des cabanes dans les arbres (oui je vis avec Charles Ingalls), et…

A ce moment là dans ma tête je ne pensais plus à la maison… j’étais juste bouche bée parce que… ça y est… MonChéri commence à savoir faire preuve de psychologie !

(Des années de boulot derrière, je vous rappelle que sa mère c’est Belle Maman et sa soeur c’est ma belle soeur « pas-la-gentille-l’autre » alors même s’il s’en sortait miraculeusement bien il y avait des séquelles quand même)
(Bon je le taquine comme ça mais, en vrai, vous savez à quel point MonChéri est formidable)

Tellement bouche bée que je ne lui ai même pas exposé mes propres arguments. Mais j’ai été touchée par les siens (c’est le côté Ingalls… irrésistible).
Maison en sursis donc… mais je crois que le salon va subir un lifting, les chambres aussi peut être…