Le point écolo

Pour se donner du courage quand le monde ne tourne plus rond, pour se dire qu’on aura fait ce qu’il faut, notre part, pour que nos prochains objectifs soient notés, pour les rendre plus concrets…

Se nourrir :

  • La majorité de ce que nous mangeons maintenant est bio, nous avons chaque semaine notre panier de légumes de l’amap, nous faisons attention à la provenance du reste, nous faisons attention aux étiquettes : on élimine au maximum les additifs, nous cuisinons beaucoup pour éviter les produits industriels.
  • Nous n’achetons plus de viande (ou très très occasionnellement pour des plats précis ou repas de famille) mais on ne s’en prive pas forcément en dehors de chez nous, nous consommons très peu de produits laitiers (bon j’ai été forcée au départ pour des raisons de santé, je pleure encore parfois intérieurement devant du fromage, mais j’y arrive).
  • Un jour peut être on aura un petit potager, et des poules.

Consommer :

  • Nous tendons de plus en plus vers le minimalisme, nous n’avons cessé de nous désencombrer depuis le déménagement, ces dernières semaines nous avons atteint un pic. On s’allège et on essaie de consommer de façon raisonnée.
  • Ce que nous n’arrivons pas à faire, et ça m’énerve, c’est à acheter éco-responsable quand il s’agit de mobilier, de vêtements, chaussures, ou même bricolage, rénovation, peintures… Parce que le budget n’est pas le même, parce que MonChéri « craint » l’occasion si ça vient d’inconnus (il a été élevé par une mère trèèèèèèèèèèèèèèèèès maniaque). Il n’y a que pour mes vêtements que j’arrive à faire de la récup.
  • Par contre pour notre enfant tout est déjà de la récup, nous avons déjà tout ou presque et je compte bien continuer sur la voie de l’occasion et de la qualité (je suis en train d’essayer de faire comprendre à ma mère que nous ne voulons pas que la chambre de notre enfant se transforme en immense bazar de plastiques bruyants mais c’est pas gagné).
  • Gros point noir : notre chaudière est au fioul et malheureusement nous n’aurons pas tout de suite le budget pour la changer… En attendant on se sert pas mal du poêle à bois, on a changé les fenêtres pour une meilleure isolation et on devrait refaire l’isolation des combles assez rapidement.

Les déchets :

  • Notre biocoop a considérablement agrandi son rayon vrac cet été, l’étape en cours c’est donc le passage au vrac pour le plus de choses possible (aliments secs, pastilles pour lave-vaisselle…).
  • Pour les rares choses que nous achetons en supermarché, nous évitons au maximum les produits sur-emballés.
  • Autre étape en cours : diminuer notre consommation de papier toilette en confectionnant, à partir de vieilles serviettes éponges, des lingettes lavables « petite commission ». Et remplacer nos éponges par des lavettes lavables.
  • Nous faisons le ménage avec des carrés en microfibres.
  • A table nous avons des serviettes en tissus.
  • Notre point noir : nous n’arrivons pas à nous passer d’essuie-tout jetable pour une raison précise : quand il faut nettoyer le vomi du chat (du moins MonChéri n’y arrive pas, et comme en cas de salissures ou de réveils nocturnes c’est SON chat et MES chiennes…) (il est perdant ^^ )
  • Je suis passé à la cup il y a des années.
  • Prochaine étape : essayer le shampoing solide pour ne plus avoir de bouteille à jeter (nous sommes déjà passé au savon pour nous laver).
  • Autre prochaine étape : refaire un compost. Nous en avions un dans l’ancienne maison mais n’avons toujours pas pris le temps d’en fabriquer un ici, quand je vois la quantité d’épluchures et autres que nous jetons, ça me fait vraiment râler.

Hygiène :

  • Douches rapides la très grande majorité du temps, d’ailleurs nous récupérons l’eau « de réglage » dans un seau qui nous sert ensuite pour la chasse d’eau, arroser les plantes…
  • Je ne me maquille jamais et je ne l’ai jamais fait, je ne mets pas de vernis à ongles, je ne me teins pas les cheveux (que je coupe moi même d’ailleurs) etc. C’est autant de produits chimiques, de bazar, de dépenses et de déchets en moins… (je ne mets plus de soutifs depuis des années aussi, et ça croyez moi c’est la liberté ^^ ).
  • Mon déo c’est du bicarbonate, et c’est tout.
  • La liste de mes produits ménagers est simple : vinaigre blanc, bicarbonate, savon noir et, occasionnellement, cristaux de soude.
  • Je fabrique ma lessive, moitié lessive à la cendre, moitié lessive au savon de Marseille.
  • Seuls pastilles pour lave vaisselle et liquide vaisselle ne sont pas fait maison, mais ils sont de marques « vertes » et en vrac pour au moins l’un des deux (sachant qu’un flacon de liquide vaisselle me fait plusieurs années j’ai pas encore eu vraiment l’occasion de me pencher dessus, le dernier que j’ai acheté c’était en plein déménagement, c’était pas le moment de chercher autre chose).
  • Ah si, un point noir quand même : notre dentifrice et nos brosses à dents sont de marque « lambda » de supermarché. Prochaine étape donc, quand on aura fini notre incroyable stock, changer tout ça !
  • Et puis un jour peut être on passera aux mouchoirs en tissus (on en a en plus, des vieux à Monchéri), mais c’est pas encore fait…

Se déplacer :

  • MonChéri depuis le déménagement peut aller à la gare à pied. Il ne prend la voiture pour aller bosser que le samedi (aussi adorerais-je que nous nous débarrassions de l’une des deux, mais il n’y est pas encore prêt).
  • Depuis le déménagement toujours, nous pouvons tout faire à pied ou à vélo (c’était aussi le but du déménagement) (bon dans la pratique quand je fais des petites courses c’est souvent en rentrant du boulot donc pas à pied, mais je ne prend pas la voiture exprès pour).
  • Un jour, c’est décidé, soit je trouve du boulot à côté de la maison, soit je bosse chez moi. Quand je vois l’essence que je consomme et le prix que ça coûte… (mais pour le moment il est peut être question que je reste plus longtemps là où je suis actuellement, ma responsable me l’ayant proposé en connaissance de cause « je ne cherche que du provisoire, le jour où mon téléphone sonne je décolle et je ne reviens pas » alors que demander de plus !)

Voilà je crois que j’ai fait le tour. Nous sommes loin d’être parfaits mais petit à petit on fait tout pour réduire notre impact sur l’environnement…

Et vous alors, un petit bilan ? Des idées à partager ?

Publicités

Et les enfants ?

Nous sommes tonton et tata de 8 enfants (bientôt 9).
Souvent je me demande quelle image ils ont de nous, quel genre de tonton/tata sommes nous pour eux, quel degré de conscience ont-ils de notre situation, d’infertiles, de par’anges, en seront-ils marqués ? Et l’adoption, qu’est ce qu’ils en savent, qu’est ce qu’ils en pensent ?

Les plus grands (et je compte un peu parmi eux ma petite sœur qui a dix ans de moins que moi et qui était donc très jeune quand tout ça a commencé) ont grandi avec notre infertilité, avec « Choco et MonChéri » qui faisaient des examens, des FIV, des inséminations… Ils ont grandi en sachant ce qu’était un don de sperme, ils ont vécu ma grossesse et la perte de leur cousin/neveu.
Les « moyens » ne nous aurons même connu que comme ça (j’ai pleuré sur le dernier de ma soeur à un jour de vie à la maternité, c’était juste avant notre 3ème FIV, vous comprenez pourquoi je ne fais plus de visite à la mater depuis…) mais en auront peut être moins de souvenirs. Ils garderont peut être de tout ça surtout le côté « adoption », comme les plus petits, nés après L. , qui n’ont pas encore conscience de tout ça.

Quelle influence tout cela aura-t-il sur leur vie future ? Quelle vision de la maternité, de la parentalité ?

La situation n’a jamais été tabou, grands comme petits ont entendu, entendent, les discussions. Jusqu’à présent tous devaient sentir combien la situation était douloureuse et ils ne nous posaient pas de questions à nous (aux parents la charge de répondre ensuite) mais avec l’adoption, l’espoir et la projection qu’elle apporte, le sujet se fait moins pesant et les langues commencent à se délier. C’est encore timide, j’attends la suite avec impatience (même si, vous le verrez, ce n’est pas toujours très heureux) !

Pour les grands de ma soeur, ça sera tout simplement « trop cool » quand le cousin ou la cousine sera là, ils ont déjà bien pris conscience que cet enfant arrivera avec son histoire, que s’il arrive jusqu’à nous c’est qu’il y aura eu une rupture en amont. Le troisième de six ans a fait un peu de « géographie » cet été avec ma mère et est fasciné par l’idée que notre enfant pourrait arriver du bout du monde. La notion de temps (et surtout l’incertitude du « quand » ) est difficile à appréhender.

Difficile aussi cette notion de temps pour la nièce de MonChéri qui a le même âge, mais de son côté, sa grande inquiétude, c’est surtout la couleur (les autres s’en tapent complètement que leur cousin soit noir, vert ou bleu) :
« Mais elle va avoir la peau marron ? Moi je n’aime pas, je préfère la peau beige ! Pourquoi vous prenez un enfant avec la peau marron ? » (notez que pour elle ce sera une fille).
Oh je ne m’inquiète pas, les mots qui sortent de sa bouche ne sont que ceux de sa grand-mère (dont on connaît déjà bien les idées sur ce point), quand la demoiselle aura un cousin ou une cousine avec qui jouer elle oubliera bien vite la couleur. Mais en attendant on en discute et on montre des photos (tant à la petite qu’à la grand mère d’ailleurs).


Sinon j’ai eu des nouvelles de l’OAA, rien de neuf, ni en bien ni en mal (ce qui est déjà en soi une bonne nouvelle). Le deuxième adoption de l’année (habituelle mais qui ne peut pas être considérée comme systématique) n’a donc pas (encore) eu lieu (essaie de bien vivre la fin d’année avec ça).

Nous avons été tenté par l’appel à dossiers de l’AFA pour le Togo (si ça vous intéresse dépêchez-vous, il faut envoyer le courrier demain) mais, après réflexion, on s’est dit qu’on était déjà bien chanceux avec nos trois dossiers en attente et que s’éparpiller de la sorte ne serait pas forcément une bonne idée. Notre soucis principal maintenant c’est l’attente, pas de trouver des pistes…

Le jour où ils découvrent…

… que les couples homo sont discriminés en adoption.

Les médias découvrent, s’étonnent, s’insurgent, en font les gros titres, pointent du doigt la personne qui a tenu ces propos, comme si cette personne était « une exception ».

Mais là c’est moi qui m’étonne, le discours qu’a tenu cette personne est le même partout (ou presque), et tout le monde le sait. Enfin non, pas tout le monde visiblement, le monde de l’adoption.

La personne a été suspendue, pour « calmer les esprits » plus qu’autre chose probablement. Il n’empêche que beaucoup à travers la France doivent trembler dans leurs bureaux…

Ca peut faire bizarre dit comme ça mais je ne suis ni pour ni contre, parce que je crois qu’il n’y a pas à être pour ou contre l’adoption par des couples homo, parce que la distinction ne devrait pas être.
Je suis pour qu’un couple « mariés depuis deux ans ou ayant au moins 28 ans tous les deux » ait les mêmes chances qu’un autre couple « mariés depuis deux ans ou ayant au moins 28 ans tous les deux ». Pas un droit à l’enfant, non, il n’y a pas de droit à l’enfant, mais le droit de voir sa candidature étudiée de la même façon et placée dans la même « pile » que les autres.

J’entends que des parents homo sont considérés comme « à particularité » et que ça peut rendre l’adoption plus périlleuse (oui, il y a aussi des parents « à particularité » et pas que les homo). J’entends aussi que des parents bienveillants et solides valent mieux que des parents maltraitants ou absents, quelque soit leur orientation amoureuse. Et j’entends que le monde bouge et que ce qui est stigmatisé aujourd’hui le sera de moins en moins à mesure qu’on le fera « rentrer dans la normalité », et pour ça il faut parfois pousser au cuk (faute de frappe, mais j’ai trouvé ça joli alors j’ai laissé) de certains.

Je suis curieuse de voir ce que cette affaire va donner dans les jours/semaines/mois à venir. Si elle va être très vite étouffée ou si aux quatre coins de la France on va entendre des « nous aussi » qui vont grossir l’affaire, et surtout si, que ce soit bruyant ou non, ça va faire évoluer les pratiques des conseils départementaux.

De la vision de la vie (2)

Hier, ma belle-sœur et son mari passent à l’improviste boire le café. Ils admirent l’avancée des travaux, nous discutons de la « troisième chambre ».

Je parle à ma BS de ces lits superposés que ma mère m’a proposé pour la chambre d’enfant, celui que mon beau-père avait amoureusement transformé, pour ma petite sœur, en lit-maisonnette, avec des petits volets, un toit et tout et tout… que moi je trouve trop chouette mais que MonChéri n’aime pas… donc que nous ne prendrons pas.

« Bah qu’est ce que tu t’en fous de son avis, c’est pas « sa partie » « 

 Ah…

Je vous propose un concours de réparties, moi sur le coup je ne suis absolument pas douée (mais je crois que mon regard s’est exprimé à la place de ma bouche) mais depuis j’en ai pas mal qui me passent par la tête…

Famille nombreuse / enfant unique

Il y a huit ans nous avons décidé, le cœur battant, de fonder une famille. Nous étions alors follement naïfs jeunes, l’esprit rempli de rêves, à élaborer des plans d’avenir, confiants.

Nous voulions « deux ou trois enfants, une fille en premier ça serait bien ! ». Parfois je rêvais même d’une famille plus grande encore, je me souviens bien m’être projetée « jusqu’à six enfants ».
Je me voyais bien à la tête d’une tribu, vivant à la campagne au milieu de la nature et des animaux, à gérer tout ça d’une main de maître dans la joie et la bonne humeur, embrasser tendrement mon petit mari le soir quand il rentrerait du travail (oui oui je sais c’est ultra cliché) (oui j’avoue j’ai une âme de femme au foyer) (mais avec le partage des tâches quand même, faut pas déc*nner).
Un enfant unique était inenvisageable à mes yeux. Je dois même dire que « seulement » deux enfants me paraissait parfois incomplet, voire triste. L’explication est simple : je suis issue d’une fratrie de quatre enfants, nous ne sommes pas très rapprochés en âge, mais très soudés, je ne peux imaginer ma vie sans mes frère et sœurs.

Par la force des choses, j’ai vite revu à la baisse mes espérances.

Enceinte de mon petit L. déjà je n’envisageais pas du tout de remettre un pied en PMA, donc de ne pas avoir d’autre(s) enfant(s) (puisque le gertrudage ne peut exister chez nous), bien que parfois je me projetais sur l’adoption d’un second enfant, mais plus tard, quand L. serait un peu grand et nous prêts pour un autre combat.
Mais L. nous a quitté, on est retourné galérer en PMA… pour rien. Finalement nous allons bel et bien adopter notre second.

Autant vous dire qu’après tout ça, notre adage c’est : « un, vivant, ça sera déjà bien ».

J’ai réussi à relativiser : je sais que certains enfants uniques le vivent très bien, je sais que certaines fratries se déchirent. Ayant des exemples divers autour de moi, j’ai compris que sur ce point il n’y avait pas de règles.
Je me suis dit également qu’après tant d’années passées à deux, juste à deux, rien qu’à deux, dans notre petit train train trèèèèès cool, un enfant sera déjà un énorme chamboulement. Nous aurons tout notre temps pour lui, et il en aura besoin, mais nous aurons aussi la possibilité de nous relayer. Oui j’y vois un sacré avantage !
Et puis il y a cette peur, de ne pas aimer autant, de faire des comparaisons, des différences, voire même de regretter l’arrivée d’un deuxième enfant (vivant… j’imagine que vous suivez mais psychologiquement je n’arrive pas à me passer de cette précision). Oui c’est un peu moche de telles pensées, mais je crois que ça fait partie des angoisses fréquentes.

Bref, ça fait un bon moment maintenant que c’est accepté, voire assumé, notre deuxième sera un enfant unique et ça sera merveilleux !

Pourtant, alors que ça ne m’arrive quasiment jamais (du moins pas depuis le coup de la famille n*tella, et je ne saurais dire de quand datait la précédente), avant-hier je me suis pris un instant « nostalgie » en tombant sur un blog de maman de 4 enfants (ouais je cherche aussi). Aaah mes vieux rêves de famille nombreuse…

Vous me direz, il est toujours possible d’adopter une fratrie, mais je ne suis pas sûre qu’on ait les épaules pour ça. Accueillir, chacun à la fois, des enfants du ventre c’est une chose, accueillir d’un coup une fratrie avec son vécu c’en est une autre.
Quant à adopter en plusieurs fois nous avons du mal à l’envisager. Nous ne savons pas encore combien de temps nous allons attendre pour le premier, je ne suis pas sûre que nous aurons l’énergie de recommencer, MonChéri se trouvera sans doute trop âgé et surtout il dit déjà qu’il se sentirait coupable de se remettre sur une liste d’attente au milieu de personnes sans enfants alors que nous nous aurons la chance d’en avoir déjà un.

Heureusement, hier, les loulous que je garde (ils sont frères) se sont dévoués.

Après avoir passé un après midi à jouer les arbitres entre deux hurlants, crachants, tapants, pleurants, incapables de se mettre d’accord pour quoique ce soit… bizarrement je me suis senti beaucoup beaucoup beaucoup moins nostalgique !

Nous aurons un enfant, et ça sera formidable !

De la vision de la vie

[Petite parenthèse avant le sujet premier de l’article :
Ca ne sera pas non plus… le Pérou. Du moins pas pour cette fois.
Je dois dire qu’on s’en doutait étant donné que nous n’avions pas de nouvelles, mais quand j’ai vu le mail de l’AFA hier, j’ai eu quand même une once d’espoir, « sur un malentendu, on ne sait jamais« .]

A part ça j’étais en repos aujourd’hui. Avec le lundi férié, que j’ai finalement eu, ça fait du bien. La semaine dernière j’ai encore fait plus de 50h.
Et la semaine dernière j’ai entendu mon patron (ouais il arrive que je garde les gamins alors que mon patron est chez lui) se plaindre, à un autre patron, de ces gros flemmards de salariés qui refusent de faire 39h au lieu de 35 « mais on s’en fout ils ont pas le choix de toute façon ».

J’ai failli m’étrangler. J’aurais bien aimé lui répondre que si eux avaient décidé de bosser comme des tarés, c’était LEUR problème, mais qu’ils ne pouvaient pas cracher sur leurs salariés qui ont peut être d’autres objectifs dans la vie que de passer tout leur temps au boulot. 

J’aurais voulu leur dire que sur un lit de mort on ne se dit JAMAIS « oh flûte je n’ai pas fait assez d’heures supp » , par contre se dire qu’on n’a pas passé assez de temps avec les gens qu’on aime, pas assez profité de la vie…
Et pourquoi être si pressés ? Pressés de vivre sans vivre vraiment, courir, gagner du fric sans même avoir le temps d’en profiter… Pourquoi vivre à 100 à l’heure ? Vous savez qu’il y a la mort à la fin ? Je sais pas vous, mais moi je ne suis pas pressée d’y arriver à cette mort, je préfère prendre le temps de vivre !

J’ai toujours dit que je ne voulais pas passer mon temps à bosser (ou alors chez moi, pour moi, de façon à pouvoir lier boulot et vie perso). Je veux simplement gagner assez pour vivre décemment… et je n’ai pas de grosses exigences. Si les taux horaires des salaires doublaient j’en profiterais pour diminuer de moitié mon temps de travail. Mon temps est bien plus précieux que de l’argent.
Je sais que jusqu’à maintenant j’ai eu de la chance de pouvoir vivre de cette façon, avec mes boulots à temps partiels, entre autre parce que MonChéri lui a un temps plein, payé (à peine) au dessus du smic… ce qui me fait un brin culpabiliser parfois (mais MonChéri lui s’en fout tant que mon salaire couvre au moins le prêt de la maison).
J’ai fait une exception en prenant ce boulot en me disant que ce n’était que pour quelques mois et croyez moi, si la vie continue de me le permettre, ça restera une exception.

Oui j’ai toujours pensé de cette façon, et ce n’est pas la perte de mon petit qui m’aura faut changer d’avis. La vie est courte, ouvrez les yeux, profitez de l’instant présent, de vos proches, de vos enfants… Ce qui est vraiment précieux ne s’achète pas.

Comment on a fait flipper les AS

J’ai oublié de vous raconter une petite anecdote de notre entretien d’hier !

On est des gros hippies vous le savez (enfin c’est comme ça que nous voient nos proches), alors quand on a commencé à dire que parmi nos valeurs il y avait, aussi, le respect de l’environnement, qu’on fait notre ménage au vinaigre blanc, qu’on prend toutes les semaines notre panier de légumes bio à l’AMAP du coin et qu’on fait nos bocaux de fruits du jardin, qu’on « lutte » à notre petit niveau contre la surconsommation (entre autres)… je crois qu’une alerte s’est déclenchée dans la tête de nos AS.

J’ai compris qu’il y avait méprise quand j’ai entendu : « mais vous avez une box internet quand même donc vous ne vivez pas complètement coupé du monde ?! » et puis « et du coup vous pensez mettre vos enfants en école publique ou… enfin je sais pas, en école Montessori par exemple ? » (elle a pas osé parler d’école à la maison mais c’était pas loin), le tout en prenant un air inquiet.

Oui nous avons failli passer pour des extrémistes dont le but était de vivre en autarcie, coupés du monde, de façon complètement sectaire.

Je crois qu’on a réussi à les rassurer en leur disant que quand on parlait d’ouverture d’esprit ça allait aussi dans ce sens (on va pas prôner ça tout en restant enfermé chez nous pour ne pas nous mélanger aux autres hein ! ) et que nous considérons toute forme d’extrémisme comme dangereuse, tout en plaçant quand même qu’il y avait des choses intéressantes à prendre dans Montessori (elles ont admis) mais que l’école de notre village conviendrait tout à fait.
Elles ont quand même insisté un peu plus tard sur l’importance de sortir nos enfants pour les sociabiliser (en me donnant des adresses où j’emmène déjà les petits que je garde…) et de parfois les laisser à garder pour qu’ils voient d’autres personnes et que nous on prenne du temps pour nous.

Bon ça me fait rire, mais c’est drôle quand même cette vision des « écolos-bio-éducation bienveillante ».

Alors ce matin, quand j’étais en train de faire mon mélange pour ma lessive à la cendre (la première ! J’ai hâte de tester) j’ai souri en pensant à la tête de mes AS si elles avaient vu ça !

Heureusement que j’ai pas parlé du free-boobs…

😉

(Reste que depuis ce matin, je me refais l’entretien en me disant « j’aurais du dire ça, j’ai oublié de parler de ça » heureusement en me prenant moins la tête que pour le rdv psy, mais bon ça s’est bien passé quand même)