Attendre en Mars

Oui. Evidemment. Un article « attendre en février » ça amenait forcément une suite (autant vous dire que j’espère qu’il n’y en aura pas trop). Tout au long du mois j’ai listé ce qu’était attendre en mars (et ça a grandement limité le nombre de mes publications).
Alors attendre en mars c’est…

Espérer que, février étant un tout petit mois, « fin février » pourrait être plutôt « début mars »… et puis non.

Soupçonner mon père de préférer anticiper mes coups de fil en appelant lui-même pour s’éviter les faux espoirs quand mon numéro s’affiche.

Une nuit, rêver d’un adorable petit garçon, 3-4 ans, se rencontrer, s’apprivoiser (dans un train aménagé, et y croiser mon oncle qui attend une livraison, logique)… et puis, comme toujours, se réveiller. Aïe. Ne pas se rendormir, lui chercher un prénom, à 3h du mat…

Participer à cet anniversaire, premier événement de l’année auquel on avait répondu « oui… mais ça se trouve on ne sera pas là ! ». Bon bah si en fait.

Avoir des sueurs froides en voyant ce crash d’avion aux actualités (note pour plus tard : se faire prescrire un cachet pour être zeeeeeeen pendant le voyage).

Observer ces enfants qui occupent mes journées et me demander comment sera le mien. Comment se tiendra-t-il/elle quand il/elle jouera par terre, accroupi comme K, à quatre pattes comme J, ou encore allongé comme L ? Se dire qu’il/elle a peut être l’âge de l’un de ces enfants, mais lequel… P. dix-huit mois ? A. deux ans ? M. trois ans et demi ? Et son caractère : douceur ou tempérament de feu ? Bavard ou silencieux ? Quelle est sa vie en ce moment ? Est-il/elle vraiment né(e) ?

Prendre la résolution de demander des nouvelles le mois prochain, si eux ne nous en ont pas donné d’ici là.

Se dire que cette fois c’est sûr, considérant notre ouverture en âge (un enfant de moins de cinq ans), notre second enfant sera né après son frère (étrange cette phrase non ?), non seulement par rapport à la date où L. est (mort-)né, mais aussi par rapport à la date où il aurait du naître. En tirer un certain soulagement. Penser à ces moments, où, enceinte et sereine quant à l’avenir de cette grossesse, je disais « un deuxième ? Non… ou alors si, plus tard, par l’adoption ».

Penser aux paroles entendues lors du repas de Noël de notre OAA, au sujet d’éventuelles futures propositions d’enfants par le pays A : « on ne s’attend à rien avant le printemps » (dois-je préciser que mon cerveau lui n’a retenu que le mot « printemps ») et le printemps, c’est maintenant !

Le fêter (le printemps) avec un super petit weekend en amoureux en chambre d’hôtes (dont nous revenons tout juste). Derniers instants sereins avant la fin du mois. Fins de mois qui ressemblent dorénavant aux pires DPO qui soient. Au point, le mois dernier, d’avoir eu des envies de brûler ma vie, ma maison, mes meubles, mes fringues et de tout reprendre à zéro ailleurs (bon avec MonChéri et notre agrément quand même, j’en étais pas à ce point là non plus). Cerveau qui vrille… Alors, souhaitez moi bonne chance (ou bon courage) pour cette dernière semaine de mars !

(Et dire que ça pourrait encore durer des mois et des mois)

Corps à corps

Il y a deux nuits de ça j’ai rêvé que j’allaitais un nouveau-né. Le rêve ne tournait qu’autour de ça, j’avais ce bébé, mon bébé, et il était « pendu » à mon sein pendant que je discutais avec ma mère et MonChéri.

Je me suis réveillée surprise : voilà bien longtemps que je ne fais plus ce genre de rêve, l’allaitement a été le dernier deuil à faire lorsque nous avons entamé nos démarches d’adoption (car si j’avais vécu la grossesse et l’accouchement, même dans des conditions douloureuses, je n’avais pas pu passer par l’étape « corps à corps » avec un nouveau-né) mais aujourd’hui c’est bel et bien derrière moi, d’ailleurs ce rêve ne m’a pas fait l’effet qu’il m’aurait fait il y a quelques années ou que me font les rêves d’adoption aujourd’hui, ces rêves qui rendent les réveils douloureux et qui nous collent à la peau et à l’esprit toute la journée…

Pour autant l’origine de ce rêve je la connais. Je sais qu’il vient de cette question lancinante que je me pose depuis le départ : cet enfant sera mon enfant, mais arriverais-je à faire du corps de cet enfant le corps de mon enfant ? Est ce que j’arriverais à créer une proximité physique naturelle (pour autant que lui ou elle l’accepte évidemment) ? A me sentir à l’aise dans le toucher, le peau à peau ?

(Spoiler : la réponse est oui, très probablement, je le sens très bien au fond de moi, je n’attends même que ça, et quand bien même les débuts seraient difficiles je sais que la piscine de l’hôtel où tout les adoptants vont, ainsi que la phase de régression des enfants adoptés, font des miracles… mais je me pose la question quand même sinon c’est pas drôle)

Cette question je sais bien d’où elle vient aussi : je travaille dans la petite enfance, je me dois chaque jour de garder une position professionnelle face à ces enfants, donc en théorie pas de petits surnoms, pas de bisous (à moins qu’eux même en fassent la demande), encore moins de « prouts sur le ventre » (allez j’avoue, je fais mine de croquer quelques pieds parfois pour détendre l’atmosphère au moment du change) (enfin rassurez-vous les câlins on en fait quand même) alors parfois j’ai peur de rester bloquée sur ma position professionnelle et de ne pas me laisser aller en tant que maman.

Bref des angoisses probablement infondées dont je connais les origines et les réponses. Alors… tout va bien ! 😉

Attendre en février

(Je vais finir par vous saouler avec mes articles de « rien » (à moins que ça ne soit déjà fait). Bienvenue dans ma vie !)

Février. C’est plutôt sympa février non ? C’est court février. On arrive vite à au bout. D’ailleurs, 20 février, on peut dire qu’on entre dans la fin du mois ?!
Alors, attendre en ce mois de février, c’est quoi ?
C’est…

Voir des signes partout, dans un pantalon mais aussi dans une voiture (la dernière fois, qu’on a changé de voiture, je suis tombée enceinte juste après, alors là… une nouvelle voiture… NEUVE en plus… forcément c’est bon signe non ?).

Aller voir la banque, parler d’adoption, de voyage. Aimer encore plus sa banquière (j’aime vraiment vraiment ma banquière), son humanité, ses conseils et sa faculté à faire comprendre à MonChéri que changer de carte bancaire maintenant, pour de meilleures assurances voyage, comme je le suggère, est une bonne idée (un pavillon de banlieue, une voiture neuve, une carte gold… m*rde, que suis-je devenue ?!)

Fêter trois ans d’agrément, avoir un peu de paperasse à faire à ce sujet, devoir demander des copies conformes à la mairie, s’entendre dire que ça ne se fait plus, prononcer les mots magiques : « adoption internationale », avoir ses copies certifiées conformes.

Faire un arrêt cardiaque en voyant le nom de la secrétaire s’afficher sur mon portable (prise « en traître » alors que je faisais la sieste, alors c’est donc vrai : le téléphone peut sonner quand on ne s’y attend pas)… faux espoirs, c’était juste pour la paperasse. Avoir les jambes qui flageolent encore longtemps après. (En même temps, on n’était pas en fin de mois…)

Envoyer la « Lettre aux grands-parents » de Johanne Lemieux à nos proches, pour les préparer, parce qu’au moment de l’annonce personne n’aura de neurones disponibles pour lire et comprendre ce qui y est écrit.

Les faire jouer aux « pronostics » (Hein ! Pourquoi la floppée de femmes enceintes autour de nous auraient eu le droit de faire parier les gens sur la taille et le poids de ce qui allait sortir d’elles et pas nous ? Hein pourquoi ?!), bon, on adapte : Sexe, prénom, âge au moment de l’appel et date de l’appel. Si si c’est rigolo !

Entendre parler de leurs accouchements, se dire qu’il y a une épidémie de « boucherie » dans l’obstétrique et que dix heures d’avion c’est plutôt cool quand on y pense, comparé aux déclenchements, épisio, déchirures, forceps, descente d’organe, césarienne… (si si, tout ça dans notre entourage dernièrement, elles ont bien morflé, toutes).

Vouloir changer de vie un jour gris (aller élever des chèvres dans le Larzac ? Vivre en autarcie sur une île déserte ? Créer une chambre d’hôtes à la campagne ?) puis profiter du soleil sur sa terrasse le lendemain en se disant qu’on n’est pas si mal finalement et que l’hiver va bien finir par partir.

Retrouver la grande famille EFA encore et toujours, que ferait-on sans eux…

Il en faut peu…

Se décider à acheter ce pantacourt bermuda mais qu’est ce que je suis nulle en fringue pantalon de sport, léger, souple, arrivant juste en dessous du genou, que je zieute depuis quelque temps.
(Excuse : ) Parce que ça sera quand même plus agréable pour le yoga l’été.
(Vraie raison : ) Parce qu’il serait parfait pour… voyager, si… on est chanceux.

Rentrer.

Regarder l’étiquette.

Lire « made in Là-Bas ».

Sourire béatement pendant des heures.

Des airs de déjà vu

Hier soir j’avais un peu le blues.
« Le blues… Mais pourquoi donc ? » me suis-je demandée.

Parce qu’on était samedi déjà. MonChéri bossait, j’ai passé la journée seule, à ruminer. Le samedi c’est un peu la journée qui symbolise le vide et l’attente. Ceux qui ne travaillent pas sont en famille, s’occupent des enfants… pour moi c’est une journée de rien, mais pas du rien agréable, du rien repos qu’on apprécie, non, juste du rien.

Parce qu’autour de nous les gens font des enfants, sans vraiment s’en rendre compte, comme ils vont acheter le pain (comment ça j’exagère, je fais ce que je veux, c’est mon blog), c’est simple, naturel, prévisible.
Simple. Prévisible. Ca n’existe même plus dans mon vocabulaire.

Parce qu’encore une fois on a beau expliquer, une fois, dix fois, mille fois, tu te rends compte que les gens ne comprennent pas, ce qu’est un pupille, un enfant venu de l’étranger, leurs différences, l’attente pour l’un, l’attente pour l’autre. Et comme MonChéri qui est à deux doigts de faire un schéma à chaque fois qu’on lui dit « on ne sais jamais » (grossesse) pour expliquer en quoi « si si on sait », dans ces moments là j’ai envie de sortir un papier et un crayon. Puis je réfléchis, et je me dis que c’est normal, que nos proches font aussi avec leurs espoirs et leurs projections, et je m’en veux de leur en vouloir.
Surtout que quand je discute avec d’autres je réalise tout ce que nos proches ont intégré malgré tout. Parce que quand tu expliques la situation pour la première fois à quelqu’un et qu’on te réponds : « Tant d’attente !! Mais ce n’est pas normal !! » tu te demandes comment les gens viennent à penser qu’on te fait attendre par sadisme, j’oublie que dans l’esprit de tous il y a un bon stock d’enfants malheureux sur terre, et qu’il suffirait d’aller se servir. Alors tu ré-expliques, la notion d’enfant adoptable, leur faible nombre comparés à tous ceux qui, comme toi, attendent… (de moins en moins aussi cela dit, nous avons eu les chiffres de notre département pour l’année 2018, les gens savent que l’adoption est difficile, beaucoup renoncent, il y a de moins en moins d’agréments en cours, plus de refus aussi, le nombre de pupille est stable, quant à l’international… une seule adoption chez nous pour 2018, contre 4 l’année d’avant…).

Bref l’attente, les hauts, les bas.
Quand nous sommes arrivés fin janvier je me suis dit « un mois de passé, nos chances d’être appelés sont de plus en plus grandes chaque jour », et puis à force de lire et relire les témoignages des adoptions passées de notre organisme, j’ai noté que la très grande majorité avait été appelée en fin de mois (facile d’en conclure que la commission adoption de tout là-bas se réuni chaque fin de mois). Alors l’attente change de visage et je vais me retrouver comme dix ans plus tôt à espérer quelques jours par mois pour probablement m’effondrer ensuite, passer par une phase neutre, espérer de nouveau… Finalement, est-ce que ce n’est pas mieux parfois d’en savoir moins ?

Descendre et remonter

Naïve que j’étais, ces derniers temps je me disais que rien ne viendrait atteindre ma « phase haute », que les montagnes russes c’était fini, que la joie resterait jusqu’à l’appel.
AHAHAHA !
La vie s’est chargé de me lancer un petit avertissement. Il y a quelques jours une petite phrase a fait retomber mes espoirs comme un soufflé. Je nous voyais déjà condamnés à ne plus rien espérer avant la fin d’année, voire pire. J’étais désespérée.

Qu’on se le dise : rien de toute façon ne garantit que nous soyons appelés tôt dans l’année, ou dans l’année tout court, mais c’est du côté de l’espoir que tout change.

Heureusement, un p’tit coup de fil, l’accent chantant de notre secrétaire adorée, une phrase magique (« Vous êtes premiers maintenant, ça sent le *épice locale* Choco, ça sent le *épice locale* !« ) et ça repart (les insomnies souriantes aussi) (l’attente ça rend un peu bipolaire non ?). Avec en plus une info primordiale à la clé : je n’ai plus à psychoter à chaque appel de numéros inconnus, la première personne à nous appeler ce sera elle, et son numéro, il est enregistré !
Autre nouvelle : il parait que ça bouge du côté de l’autre pays, on n’est pas encore dans les délais, mais ça bouge (ça nous ferait bizarre d’être appelés pour là bas tiens !).

Nos proches sont en attente aussi. Chaque fois qu’on appelle, juste « comme ça », pour prendre des nouvelles, ils décrochent haletants, je dois commencer mes conversations par « rien de neuf » pour faire baisser la pression ! Chacun y va de son pronostic, fille pour les uns, garçon pour les autres.
Je rigole moins quand je dois répondre une énième fois à la même question. Les gens ne comprennent pas l’attente, d’autant que nous parlons des adoptions de pupilles qui ont lieu autour de nous, chez nos amis, mais on a beau dire et redire qu’ils attendaient depuis plus longtemps, systématiquement la question revient.

Bref, on attend, ça sent bon… et je n’ai retenu aucune leçon de mon « down » du début de semaine !

Cerveau en phase haute.

Écumer internet à la recherche des informations pratiques pour voyager là bas.
Lister les indispensables à mettre dans la valise (et revoir sa garde robe).
Ignorer la partie « tourisme » (dommage) mais ignorer aussi la partie logement. Et transport.
Aimer déjà le correspondant local pour cet accompagnement. Être heureux de passer par un OAA.
Fantasmer sur la bouffe de là-bas (si si, la bouffe, c’est important).
Ouvrir tous les bouquins qui parlent du pays. Regarder les photos. Celles des gens, des enfants. Imaginer son enfant dans ces traits là. Ne pas se vanter mais, quand même, se dire qu’il va être sacrément beau. Le plus beau. C’est sûr.
Guetter l’actualité du bout du monde. Se réjouir d’une sortie de crise (se dire que décidément on est chanceux), espérer qu’il n’y aura pas de rechute.
Se dire que quand même, bordel, ce serait une aventure incroyablement incroyable. Un truc de fou.
Et qu’en plus on pourrait la vivre cette année.
Cette année.
Là.
Dans les mois qui viennent.
Nous.
Si on est chanceux.
(On est chanceux ?)
Renoncer à calmer l’enthousiasme des proches étant déjà incapable de se raisonner soi-même. Même MonChéri se laisse aller, lui dont le maître-mot est « prudence ».
Finir la chambre.
Se dire qu’on est complètement tarés.

(On est complètement tarés ?)
Se demander laquelle de mes culottes est la plus confortable. Pour l’avion.
Lister tous les prétextes valables pour demander régulièrement, l’air de rien, des nouvelles à notre OAA.
Taire les « 
Avril Août ? Je ne sais pas si je serai là ! » et essayer de se projeter, quand même, sur une année normale (« ahahahahaha » dit mon cerveau fou à mon cerveau raisonnable).
Ressortir la liste des prénoms.
Dire « il ».
Dire « elle ».
Rêver.

Programme intense, nuits blanches et évidence

Après la journée avec notre OAA dimanche, nous avons continué sur cet élan avec le rdv avec l’assistante sociale du service adoption du département.
J’appréhendais ce rdv depuis celui en demi-teinte de l’année passée, je m’en étais fait des montagnes… pour rien. Tout s’est merveilleusement bien passé.
Il faut dire qu’on était encore (qu’on est encore, j’ai pas hâte de retrouver le creux de la vague, en revanche je ne suis pas contre retrouver le sommeil, je ne dors plus !) dans l’euphorie du « tenez-vous prêts » de la veille. Nous en avons évidemment parlé et elle était ravie pour nous, la discussion a donc beaucoup, et joyeusement, tourné autour de l’intense attente à venir, du voyage, de la rencontre, de l’apprentissage de la parentalité… 

OAA… Conseil départemental… Il ne manquait que…
Eh oui, hier c’était aussi soirée EFA autour du film « Pupille ». Et ce film est incroyable ! D’une justesse, d’un réalisme, dingue. En pas tout à fait deux heures il aborde vraiment tout ce qui touche à l’adoption, sans fausse note.

J’étais là, dans cette salle, en train de regarder ce film incroyable, au côté de MonChéri, entourés de ces gens avec lesquels nous avons tissé des liens uniques, parce qu’ils sont, ou ont été, « nous » et que nous sommes, et seront, « eux », et, moi qui me suis souvent sentie et me sens si souvent en décalage, je me sentais juste… à ma place.

5 ans, douleur et espoir

Hier soir, tard, yeux grands ouverts dans mon lit, je me suis dit qu’il fallait que je me fasse une raison : les nuits du 8 au 9 décembre ne seront jamais bonnes. Comme cinq ans plus tôt j’ai donc peu dormi.
Je me suis levée avant le réveil, quand je suis sortie de la douche il était 08h08, alors j’ai souri, puis j’ai pleuré.
Je n’ai pas avalé grand chose au petit dej, on s’est préparé (j’ai enfilé cette robe-pull noire que je portais en début de grossesse et que j’aime tant, juste pour les bons souvenirs) et on est parti. Il fallait que le Noël de notre OAA tombe ce jour-là…

Et quelle bénédiction ! Je n’ai pas eu le temps de penser à ma douleur tant cette journée a été intense et riche en informations. Les derniers adoptants (adorables) étaient là, avec leur merveilleuse petite fille, et ils ont répondu à toutes nos questions et nous ont donné un milliard de conseils.
« Alors c’est vous les prochains ?! » Si seulement, si seulement, on espère, on espère tant…
« Tenez-vous prêts » rien n’est sûr : troubles politiques et élections à venir, mais peut être que les adoptions ne seront pas impactées, d’ailleurs un autre couple vient de partir, pour un enfant plus grand, mais malgré tout « Tenez vous prêts, il ne faudrait pas que vous soyez surpris, voire paniqués si on vous appelle, comme certains pour qui l’attente rend tout tellement abstrait qu’ils sont pris de cours quand ça arrive ! ».
On est prêts, tout est prêt. Alors prions pour un gouvernement sympa tout là-bas, pour que tout ça ne soit pas faux espoir, pour ne pas avoir rendez-vous avec la petite cuillère qui ramasse, trouvons le juste équilibre entre espoir et raison, voire protection…

5 ans sans notre fils et une « drôle » de journée, entre douleur diffuse et espoir qui infuse.

Mon tout petit, mon petit L., j’aime à croire que tu nous aides. Je t’aime. Tu me manques…