Et sinon ?

Quoi de neuf côté adoption ?
Bah pas grand chose.

Enfin si, nous avons enfin reçu la bonne version de notre mise à jour d’agrément post déménagement. Six mois après donc.

Nous avons pu donner le compte rendu en main propre à notre OAA à l’occasion du pique-nique annuel.

Le pique-nique ? J’en suis rentrée mi-figue mi-raisin. D’un côté le plaisir de voir les nouveaux arrivants, de discuter avec les parents… d’un autre le pincement au cœur, la sensation que le monde a avancé sans nous, se demander si un jour nous serons à la place de ceux que nous voyons changés par la parentalité, ceux qui ne sont plus dans l’attente, qui sont dans un autre monde… et quand ?

Quelle est dure cette attente…

Aaaaah !

(Non, n’allez pas vous faire des palpitations, c’est juste une bonne journée)

Ce matin, à peine avais-je posé le pied par terre (à 9h et des brouettes, tirée du lit par l’homme qui partait au boulot, les chiennes à nourrir… à savoir : quand je fais la fête et que je me couche très tard je mets trois jours à m’en remettre… sans avoir bu d’alcool je précise) que j’ai décroché le téléphone pour appeler notre sage femme assistante sociale.
Je suis d’abord tombée sur le répondeur et je ne suis pas sûre d’avoir laissé un message compréhensible, note pour plus tard : ne pas téléphoner au réveil. J’ai rappelé une demi heure plus tard, un peu plus fraîche, et j’ai eu l’assistante sociale qui a tout de suite compris combien son erreur (ou celle de je ne sais qui) nous mettait dans la mouise, elle m’a promis de régler le problème au plus vite.

Premier « aaaaah » de la journée !

Ce soir, réponse de la secrétaire de l’OAA à mon dernier mail, elle me dit de ne pas m’affoler pour le temps que prend le rapport à revenir, pour eux rien ne presse, et me propose… un rdv téléphonique pour me donner les nouvelles de ce début d’année !

Deuxième « aaaaah » de la journée… ou plutôt… « YEEEAAAAAHAAAAAHAAAAAH !!!!! »

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Bien entendu j’ai répondu « oui quand vous voulez », et bien entendu… je vous tiens au courant ! 😉

La bourde de l’AS

(AS : assistante sociale)

Déjà, déjà j’en avais ras le bol de cette attente dans l’attente. Je vous rappelle la chronologie de la chose :

Début janvier, on « déclare » notre déménagement au service adoption du conseil départemental (CD).
Début mars, première visite de l’AS pour voir notre nouvelle maison.
Début avril, deuxième visite de l’AS pour la lecture du compte rendu. Il y a des erreurs, « bénignes » comme pour la surface de notre terrain par exemple, et plus grave puisqu’elle a noté que nous n’étions pas ouverts aux particularités (parce que pour elle particularités = handicap lourd). Nous lui ré-expliquons les différentes nuances de « particularités », elle prend des notes et affirme qu’elle fera les modifications avant de l’envoyer au CD.

Aujourd’hui, début mai, nous recevons enfin le compte rendu officiel tamponné par le CD (qui a en plus la merveilleuse idée de nous envoyer des copies déjà certifiées conformes)… mais il se trouve que c’est la version non corrigée !

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Je vous passe un peu la scène de moi hurlant « b*rdel de m*rde j’en ai ras le c*l !!!!!!! » à travers toute la maison, j’ai fini par décrocher mon téléphone pour joindre l’AS (que par ailleurs nous apprécions mais là, quand même, la boulette quoi) mais on m’annonce que, comme les trois quarts des français cette semaine, elle ne sera pas joignable avant mardi prochain (ouais, elle a un jour de rab en plus).

Inutile de chercher à joindre le service adoption pour la même raison, et parce que eux n’y peuvent pas grand chose. Nous allons donc devoir patienter…

Ahahahaha… (rire nerveux).

Mais j’en avais plus que marre d’attendre désespérément de renvoyer ce compte-rendu pour prendre la température de ce début d’année auprès de notre OAA, alors pour compenser la mauvaise surprise du jour j’ai décidé d’abréger mon supplice et de leur demander des nouvelles en leur donnant des nôtres (j’en ai bien entendu profité pour me plaindre de notre mésaventure, je kiffe la secrétaire, je sais qu’elle compatira).
Bon, j’imagine que je n’aurais pas non plus de réponse cette semaine, mais on n’en est plus ça ça près…

Visite de l’AS

De manière générale je déteste avoir des rendez-vous important en fin de journée, je préfère que ça soit fait le matin, comme ça je ne passe pas la journée stressée ou figée dans l’attente. Manque de pot, le rdv avec les l’AS (elle était toute seule), c’était à 16h.

Je me suis donc levée tôt, déjà trop excitée, j’ai rangé, nettoyé… puis je me suis posée et j’ai attendu. Tout le reste de la journée. Ou presque.

Quand 15h a bippé (j’écoute france inter, les heures bippent, quatre fois) la tension est montée d’un cran. Le chat a du le sentir, il est sorti de son notre lit et est venu me rejoindre dans le canapé en ronronnant. Pile au moment où je voulais me lever pour passer l’aspirateur.

Oui parce qu’on a beau savoir qu’elles ne viennent pas regarder si les poussières sont faites, on ne peut pas s’empêcher de ranger et nettoyer frénétiquement. Je ne sais pas si elles se rendent compte qu’on a l’impression de jouer notre vie à chacune de leurs visites, même les plus anodines.

(J’ai fait un effort, je n’ai pas lavé le sol… y’avait pas trop de traces de pattes).

MonChéri est arrivé, et on a attendu.
On a attendu…
J’ai commencé à écrire cet article.
16h a bippé (quatre fois).
On a encore attendu, moi de plus en plus humide sous les bras, MonChéri bien tranquille à ranger ses bouquins (non il n’a toujours pas fini, ça prend du temps messieurs dames de ranger des livres, surtout quand ils ne rentrent pas tous, qu’il faut faire du tri, et choisir ceux qui auront le privilège de trôner dans le salon).
Et puis ça a enfin sonné. La sonnette. Parce que les heures, ça bippe (quatre fois).

L’AS est une personne charmante, qui aime chiens et chats (si si c’est important, j’ai toujours peur de tomber sur une personne qui n’aime pas les animaux et verrait ça d’un mauvais oeil). Comme notre dossier n’avait pas eu le temps d’arriver jusqu’à elle nous nous sommes brièvement présentés et nous avons repris les grandes lignes de « notre projet », un enfant, ouverture en âge et aux particularités…  Elle nous a posé quelques questions « classiques » (disponibilité prévue au moment de l’adoption, comment on occupe l’attente…). Elle a pris les informations concernant la maison et fait un tour. Et puis voilà.

Maintenant commence l’inévitable torture de l’esprit : « j’espère qu’elle aura bien interprété ça comme ça et pas à l’inverse » « j’espère qu’elle ne m’aura pas trouvé trop comme ci » et « on aurait du lui dire ça » … en attendant le rendez-vous pour la lecture du rapport.
Vite j’espère !

Qui dit déménagement dit…

… visite des assistantes sociales.

(Petite parenthèse : on pourrait croire qu’il ne se passe rien après l’agrément quand on attend mais, voyez, j’ai quand même de quoi écrire !)

Car il y a, dans le compte rendu de l’enquête sociale menée lors de notre demande d’agrément, une partie sur notre habitation : taille, disposition, situation géographique, environnement (dans notre rapport elles y parlent même de la déco !)…
Ca pourrait paraître intrusif mais le but est simplement de connaître au mieux les postulants. Des petits détails peuvent avoir leur importance lorsqu’il s’agira de trouver une famille à un enfant, avec son propre caractère, son histoire… Enfin pour donner des exemples très concrets : de préférence on évitera de placer un enfant asthmatique en plein centre ville de Grenoble, ou un enfant avec des difficultés à la marche chez une famille qui a une maison de 4 étages avec des escaliers partout.

Bref quand nous avons déménagé nous avons prévenu le service adoption, lequel nous a répondu qu’il prévenait les assistantes sociales de notre secteur.
Et puis on a attendu.
On a attendu (on sait bien faire maintenant)…
Et comme ça ne venait pas j’ai fini par appeler (un pressentiment), hier, contre l’avis d’un MonChéri grommelant que plus elles tarderaient à venir plus nous aurions le temps d’avancer dans les travaux et donc de leur présenter une maison (et une future chambre d’enfant) « toute propre ».

MonChéri a du admettre que j’avais raison de m’inquiéter lorsqu’il s’est avéré que les AS n’avaient pas la bonne adresse et que le rdv était déjà fixé, début mars.

Je ne sais pas ce que nous aurons le temps de faire d’ici là mais je ne m’angoisse pas, je ne pense pas qu’elles s’attendent à tomber sur une maison nickelle deux mois après un déménagement et à une chambre d’enfant meublée et décorée alors que nous ne sommes encore que dans une attente très floue avec un agrément de seulement deux ans.

Concernant les travaux, notre chambre est faite, nous dormons dedans depuis dix jours ; la chambre d’amis/bureau/bibliothèque est faite, les livres sortent de leurs cartons pour le plus grand plaisir de MonChéri (et le mien) ; quant à la « troisième chambre », après un instant de flottement à se dire que si nous l’entamions maintenant alors ce serait prendre le risque d’ouvrir en grand la boîte à projection que j’essaie (avec plus ou moins de succès) de ne tenir qu’entrouverte jusque là, j’ai fini par arracher le restant de papier peint et sortir pinceaux et sous-couche…

La phrase de trop

J’ai mis du temps à relativiser, d’ailleurs ce n’est sans doute pas totalement digéré.
J’ai mis du temps à décider d’écrire cet article tant je me suis senti envahie par la honte, honte ridicule, honte injustifiée, comme si nous méritions une lapidation à la tomate pourrie pour une phrase mal exprimée, mal interprétée, ou les deux, ou juste une phrase banale d’ailleurs. Et puis je me suis dit que déballer tout ça me ferait du bien.

Lundi nous avions rendez-vous avec la nouvelle assistante sociale du service adoption, juste « comme ça », pour faire connaissance. Nous étions décidés également à « argumenter » notre ouverture en âge. En effet nous avions obtenu un agrément pour un enfant « le plus jeune possible » plutôt que « jusqu’à 5 ans » comme nous le souhaitions, et donc pensions profiter de la nouvelle enquête sociale déclenchée par notre déménagement pour demander une modification d’agrément car, même si ça n’a pas dérangé notre OAA, l’intitulé de notre notice étant suffisamment flou, nous ne trouvions pas logique de pouvoir postuler à l’adoption d’un enfant jusqu’à 4 ans révolu à l’international et non en France, alors que c’est notre projet (c’est terrible je ne peux plus écrire, penser, dire, cette phrase sans entendre notre président hurler).

Nous préparions mentalement ce rendez-vous depuis 18 mois, depuis la réunion post-agrément de notre CD où nous nous sommes rendu compte qu’il allait falloir être sacrément « carrés » dans notre réflexion et dans notre « argumentaire » pour montrer à l’assistante sociale que nous sommes réellement prêt à accueillir un enfant de cet âge. « Vous savez, ce n’est pas le même enfant » avait-elle dit un peu sèchement (j’étais d’ailleurs soulagée de savoir qu’une nouvelle avait pris la place).

« La nouvelle » est vraiment super, il n’y a pas à dire, le feeling est bien passé, nous avons bien discutés. Elle s’est rendu compte, je crois, que nous mettions bien a profit cette attente pour nous préparer, que nous étions conscient de ce qu’implique l’adoption, des défis qui nous attendent, que notre réflexion était riche (oui ses yeux ont brillé quand MonChéri a parlé du fait que se préparer à l’adoption nous offre la possibilité de vraiment réfléchir à l’éducation qu’on a reçu, son influence sur qui nous sommes aujourd’hui et par conséquent à ce qu’on veut vraiment, et surtout de ce qu’on ne veut pas, pour nos enfants…).
Nous avons discuté d’âge et elle nous a entendu, elle confirmait que notre notice n’était effectivement pas logique. L’entretien en était à sa fin lorsque MonChéri a fait sortir de sa bouche la phrase : « ah mais quand même, un bébé pupille, ça serait bien ».

« Peut être avez vous besoin de plus de réflexion » a-t-elle dit « vous pouvez revenir me voir quand vous voulez si vous avez besoin de parler, même seul si vous le souhaitez, de toute façon vous avez le temps, les délais sont longs. » Ce n’était pas dit méchamment du tout mais nous avons bien senti qu’une phrase venait d’anéantir toutes les autres toutes celles concernant notre ouverture en âge (ne cédons pas au pathos).

Nous sommes ressortis décomposés, MonChéri bourré de regrets, moi de doutes et de découragement. Je lui ai demandé vingt fois s’il était sûr de lui, s’il ne se disait pas ouvert en âge pour me faire plaisir, s’il souhaitait que nous restions uniquement sur la liste d’attente des pupilles (je suis encore à deux doigts de lui suggérer d’aller voir un psy pour démêler son cerveau et être sûr qu’il est sûr, au cas où il ait un blocage ou que sais-je… bon sang ça ressemble à un « c’est dans ta tête » c’est horrible)… Il m’a répondu vingt fois qu’il ne savait pas pourquoi il avait sorti un truc pareil, qu’il ne sait/s’est pas exprimer correctement, qu’il rêve tout autant qu’on nous appelle de l’autre bout du monde. A-t-il voulu souligner qu’il ne fallait pas non plus nous oublier pour un bébé pupille ? Parce qu’après tout, un bébé pupille c’est aussi un enfant de moins de cinq ans, et parce qu’il faut bien qu’on se projette aussi sur la possibilité d’un bébé pupille parce qu’on ne sait pas de quoi l’avenir sera fait…

Ajouté à ça la sensation qu’elle me prend maintenant pour la femme qui « force » son mari ( « vous pouvez venir me voir seul » ) (à moins qu’elle considère juste que de mon côté effectivement c’est carré mais pas du sien) (ouais j’essaie de relativiser), le fait que la prochaine fois on allait devoir trimer deux fois plus pour effacer ses doutes (putain 18 mois que je le préparais et que ça me pesait) surtout MonChéri qui maintenant ne va plus oser ouvrir la bouche alors que jusqu’à maintenant il était toujours à l’aise lors de ce genre de rendez-vous… j’ai traversé une phase de « pourquoi nous ».

C’est tellement lourd…

Enfin nous savons pourquoi nous faisons tout ça, pourquoi c’est nécessaire, en quoi cette assistante sociale, que nous estimons vraiment, n’a fait que son métier. MonChéri a même retrouvé suffisamment d’optimisme pour dire « c’est pas grave, tu vois on pourra lui dire que ça a été une expérience positive, que ça nous a forcé à tout remettre à plat et à réfléchir encore ! » (ouais MonChéri est tellement formidable que c’en est fatiguant des fois)… mais si on pouvait s’épargner certains obstacles ce serait bien quand même…

Déplacer des montagnes

Je crois que ça résume bien nos parcours. Pierre par pierre ou à bras le corps, déplacer les montagnes nous savons faire.

Je crois même que je pourrais ajouter ça dans mon CV. Imaginez un peu :

« Compétences :
– déplace des montagnes
– maîtrise la méthode Coué
Qualité : patience, ténacité, obstination, patience, capacités à la résilience et au rebond, espoir et optimisme perpétuel (ou presque)… et aussi patience. »

Alors nous continuons à bouger des cailloux, et même à les semer. Ce week-end nous avons envoyé notre candidature à d’autres départements, nos voisins pour commencer, petit à petit nous élargirons.
Les chances d’être retenus sont infimes, mais qui sait ?! « Qui ne tente rien n’a rien » dit-on. Et même si nous ne récoltons que des « non », tout ça aura au moins eu le mérite de nous occuper.

Parfois je m’interroge : n’est ce pas trop se disperser ?
Mais attendre les bras croisés ne me ressemble pas et en restant actifs dans cette recherche nous restons aussi actifs dans notre préparation, notre cheminement, nos questionnements…
Et puis le début d’année a apporté les chiffres de la précédente. A l’heure où plus aucune certitude n’est possible, frapper à toutes les portes devient une nécessité. Il y a notre enfant quelque part.
Il y a
Notre enfant
Quelque part.

Alors je me ré-interroge : ne sommes nous pas en train de nous épuiser avant même que l’aventure commence ? Ne perdons nous pas de vue que l’arrivée de l’enfant n’est que le début et non l’aboutissement et qu’il aura besoin de toute notre énergie pour le porter dans la vie ? (est ce que je peux ajouter dans mon CV « capacité saine à se remettre en question » ou est ce que vous pensez que je souffre d’une maladie mentale quelconque ?)
Déjà nous en sommes conscients, c’est un bon début. Ensuite nous avons appris a déplacer les montagnes, ça pourra nous servir pour plus tard.
Et surtout, je crois avoir renoncé à l’idée que la vie doit/peut être facile. Pas dans le sens où je suis résignée et que je considère la vie comme un sacerdoce, mais tout simplement parce que la Vie c’est ça : des petits et des grands bonheurs qui n’existeraient pas s’il n’y avait pas aussi des petits et des grands tracas au milieu.

Bref, merci pour la consultation, je vous dois 60€ ma reconnaissance éteeeernelle (toy story for ever !) pour votre écoute bienveillante. 😉

Enfin, je ne peux pas finir cet article sans vous annoncer les bonnes nouvelles du jour : notre second dossier est arrivé tout là bas dans le pays A ET il semblerait que le pays reprenne petit à petit les adoptions après de longs mois sans rien.
De l’espoir !

Il a déjà tes yeux

Hier soir nous sommes allés voir « Il a déjà tes yeux » de Lucien Jean-Baptiste. C’est une comédie sur l’adoption d’un bébé blanc par un couple noir.
Soit dit en passant, décidément, entre l’adoption cette fois et le deuil d’un enfant la fois d’avant ( Dieumerci ), Lucien Jean-Baptiste c’est LE mec qui fait des films pour nous !

Bref, on a beaucoup aimé ce film, il raconte bien les préjugés, les angoisses face aux travailleurs sociaux, l’acceptation parfois difficile par la famille, la réaction touchante des proches qui nous voient attendre depuis si longtemps… et il est très drôle.

Je n’ai pas pu m’empêcher de me projeter, d’imaginer encore une fois ce jour où le téléphone sonnera, le jour où on se tiendra assis devant des personnes qui nous présenteront le dossier de notre enfant, sa photo, le jour où on le/la rencontrera lui/elle… je me suis prise à rêver que ce serait bientôt, demain…
Il n’y a pas de mal à rêver un peu.

Enfin revenons sur du concret : ça y est, notre dossier a été reçu et enregistré par le Pays B, nous sommes officiellement sur leur liste d’attente ! Quant à notre second dossier, la traduction est terminée, il est parti en légalisation et sur-légalisation dans les administrations compétentes, bientôt il décollera direction le Pays A.

Étrangement pour le moment ces nouvelles ne nous font ni chaud ni froid… enfin nous sommes contents évidemment, mais… est ce que nous prenions ça pour acquis ? Est ce que nous attendons que les deux soient enregistrés ? Que ça soit plus concret que le simple coup de téléphone de la secrétaire ? Est ce que l’idée de la longue attente à venir annihile le reste ? Toujours est-il que nous ne nous sommes pas réjoui de la nouvelle dignement.
J’ai réalisé ça hier, lorsque nous avons rencontré un couple d’amis de l’adoption en sortant du ciné et qu’ils se sont extasiés bien plus que nous à ce sujet : « Ah c’est génial ! Deux dossiers en plus ! Nous nous n’avions eu que des refus. » Honte sur nous, nous avions même oublié que nous faisons partie de la catégorie des chanceux !

Allez c’est promis, dès que nous serons enregistrés dans le Pays A, nous fêterons ça comme il se doit !

Quoi de neuf

« Ca fait longtemps que je n’ai pas écrit » (enfin pas tellement en fait) me disais-je à l’instant « mais en même temps, quoi de neuf ? » Rien que des petits événements du quotidien.

Enfin si, quand même, réjouissons nous des événements à leur juste valeur : nous avons enfin bouclé un de nos dossiers. Il part en ce moment même, avec des membres de l’OAA, pour être remis (comble du luxe) en main propre, puisque justement ils avaient prévus une mission là bas.
L’autre devrait partir en décembre, avec une autre mission (ça tombe bien) SI on arrive à obtenir de nos chères administrations des tampons et signatures correctes.

Aaaaah l’administration ! Même mon père en a fait les frais : à la première réception de mon acte de naissance, il manquait le nom du signataire. J’envoie donc mon père (j’habite à 500km de mon lieu de naissance, mon père vit dans la ville voisine) avec les instructions précises : tampon lisible (et pas à l’encre rouge) (ça c’était pour l’acte de naissance de MonChéri… joie) et nom du signataire en majuscule.
Elle voulait pas signer… soit disant que « ça ne se fait pas ». Ma belle mère (la gentille), ex-employée de mairie, ayant fait ce genre de papier X fois, lui a expliqué son métier, et mon père a fait pleurer dans les chaumières en dressant la liste des conséquences de son refus (il faut pas toucher à la petit fillote de son papa). Elle a donc fini par aller voir sa supérieure et par accepter de signer « exceptionnellement ». C’est ça, je vais t’en faire bouffer du exceptionnellement…

On y est presque…

Sinon une mignonne d’un des petits que je garde, racontée par sa mère : il lui demandait pourquoi elle devait faire des papiers pour moi (attestation employeur, à refaire pour la même raison que mon acte de naissance… joie), donc elle lui répond que c’est pour que je puisse avoir un bébé. Réponse : « Bah pourquoi ? Elle nous a nous ! »
Il est pas trop mignon celui là ?!

La palme d’or de l’efficacité…

… reviens au…

*roulements de tambours*

Conseil national de l’ordre des médecins ! Pour un courrier envoyé mercredi et son retour hier (samedi) dans la boîte aux lettres ! (Une histoire de certificats médicaux à faire tamponner).
Du jamais vu dans l’histoire de la paperasse !

Comme quoi des fois ça se passe bien.

Bon sinon on est dimanche soir et je haie les dimanches soirs. Le weekend est passé beaucoup beaucoup trop vite. En plus, aujourd’hui, on était chez ma belle soeur… enfin ça va ça s’est bien passé, j’ai presque réussi à faire abstraction de son ventre et l’objectif « photo groupée pour les dossiers d’adoption » m’a aidé à y aller avec presque de l’enthousiasme !

J’ai des envies de vacances avec MonChéri…