La violence éducative ordinaire expliquée… par ma fille

S. a très naturellement pris sa place au milieu de tous ses papys-mamies, tatas-tontons, cousins-cousines… Elle a été accueillie comme une princesse et tous sont devenus très importants pour elle.
Les angoissés ont été rassurés, les méfiants sont conquis (traduire : ma BM, qui nous demandait sans arrêt si on ne pouvait pas se contenter d’un petit blanc, est raide dingue de S. , qui le lui rend bien) et même les plus jeunes, d’abord déçus par cette cousine qui ne se laissait pas approcher, sont maintenant ravis de compter ce petit bout-en-train dans leur rang !

De toute la famille que nous voyons régulièrement, une seule personne n’a toujours pas les faveurs de notre demoiselle. S. se contente de dire poliment bonjour et au revoir mais refuse absolument plus de contact avec… ma belle-soeur, qui essaie de le cacher mais que je sens très vexée.
Nous n’avons pas (encore) osé lui expliquer pourquoi, mais nous, nous le savons très bien. Notre fille, depuis son arrivée, observe beaucoup le comportement des adultes envers les enfants, et ma BS, j’en ai déjà parlé, est adepte de la fessée et autres VEO. Pas une visite ne se passe sans qu’un geste ou une parole de ma BS envers ses filles ne fige notre demoiselle qui, une fois à la maison, verbalise beaucoup (heureusement).

« Tatie… colère Tatie ! … peur ! »

Ça vaut tous les discours…

14 réflexions sur “La violence éducative ordinaire expliquée… par ma fille

    1. Elle le disait différemment (« un de chez nous ») mais c’est ce que ça voulait dire… Heureusement aujourd’hui elle ne tient plus ce genre de discours (bon maintenant on essaie de lui expliquer qu’elle ne peut pas comparer constamment notre fille et sa cousine qui a le même âge… mais ça ça vaudrait dans toutes les situations).
      Et oui je suis assez épatée par sa faculté à verbaliser ses sentiments !

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    1. Oui on est contents, on insiste souvent sur le fait que c’est normal d’être en colère ou d’avoir peur parfois… et on essaie de ne pas nier ses sentiments (j’ai du reprendre ma mère plusieurs fois le we dernier qui lui disait « mais non t’as pas peur, c’est gentil une vache » ou même : « mais non faut pas avoir peur de tatie, elle est gentille » je lui ai dit que, sans lui dire non plus que « tatie est méchante », je laissais S. se faire sa propre idée et que je trouve ça plutôt sain qu’elle se méfie de quelqu’un qui tape…)

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