Entre deux fractures…

Je profite d’une nouvelle éclaircie dans notre ciel de connexion pour vous raconter notre éprouvant week-end.

Ce week-end nous devions donner un bon coup de collier pour finir les petits travaux de « mise en beauté » et mettre la maison officiellement en vente, imaginez ma joie !
Mais ça c’était avant. Avant que je reçoive un coup de fil au boulot vendredi à 18h30 : « Bonjour Madame Choco, je suis votre voisine, j’ai votre mari à la maison, il a chuté d’un escabeau et a visiblement une belle fracture au poignet, j’appelle les pompiers. »

Une fracture du poignet c’est pas bien méchant, mais quand même, je me faisais du souci pour MonChéri.
Arrivée aux urgences, je n’ai pas pu le voir tout de suite, ça m’a laissé le temps de prévenir un bout de famille (la mienne, moins angoissée de nature, je ne voulais pas faire paniquer les siens avant de l’avoir vu et de pouvoir les rassurer d’office).
Une grosse demi-heure plus tard je n’étais toujours pas autorisée à le voir, mais là il ne fallait pas abuser, ça faisait deux heures que j’avais eu la voisine puis les pompiers au téléphone mais lui je n’avais pas pu lui parler, j’avais besoin de le voir… la dame de l’accueil a négocié avec le personnel soignant, j’ai pu retrouver MonChéri, en attente dans un couloir blindé d’autres brancards.
Il venait de passer à la radio, souffrait beaucoup, semait de l’herbe et des brindilles autour de lui (il taillait les arbustes quand il est tombé) et son poignet n’était plus du tout dans l’alignement du bras et de la main. C’est là qu’un esprit perturbé, par la douleur et la morphine, peut faire sortir des choses incroyables de sa bouche : « bah, dans une semaine ça sera bon ». Mais bien sûr…

J’ai attendu avec lui que l’interne donne le verdict : opération dans la nuit dès que les urgences plus urgentes seront passées, et je suis partie puisqu’à la base je ne devais pas rester plus de cinq minutes (et que ça faisait une heure), que j’avais faim, et que de toute façon je ne pouvais rien faire de plus pour MonChéri qui allait être shooté pour ne pas trop souffrir en attendant d’être opéré.

Je suis allée manger chez ma soeur, à minuit j’ai appelé l’hôpital pour des nouvelles, il n’était toujours pas au bloc, et je suis allée me coucher. Nuit pourrie, j’ai du dormir deux heures en toute fin de nuit, probablement au même moment où MonChéri se faisait opérer.
A 6h, bien réveillée, j’ai jugé inutile de rester au lit, j’ai appelé l’hôpital, il était remonté peu de temps avant, l’opération avait été plus longue et plus lourde que prévue, il a fallu ouvrir de chaque côté, les broches ne tenaient pas, il a fallu poser des plaques… Et puis comme j’étais bien réveillée et qu’il fallait que je trouve une bonne occupation. J’ai repeint le portail (bah oui, ils disent sur le pot qu’il ne faut pas peindre en plein soleil et qu’il fait trop chaud, à 6h du mat’ les conditions étaient parfaites).
A 9h j’ai voulu appeler pour l’avoir directement, impossible, les infirmières n’avaient pas le temps, le téléphone de sa chambre ne marchait pas… moi qui était restée relativement sereine jusque là, ne pas pouvoir lui parler m’est devenu très difficile (et les visites ne sont autorisées qu’à partir de midi). J’ai appelé une amie au secours pour me changer les idées, elle m’a emmené faire le marché avec sa mère.
A midi, arrivée au pied de l’hôpital, MonChéri m’appelle, sa voix transpirait l’angoisse, les effets secondaires de l’anesthésie l’effrayait énormément.

Il faut savoir que MonChéri est un peu hypocondriaque sur les bords, ce week-end je l’ai vu passer de peurs farfelues en angoisses irraisonnées, ce « simple » bras cassé est devenu une montagne. Quant à moi j’alterne entre hyper-empathie, son mal-être me brise le coeur, et une violente envie de le secouer parce que, quand même, on a vu pire, ça aurait pu être pire, il y a pire, et que si un jour il lui arrive un pépin encore plus important, avec une réaction pareille il ne s’en sortira pas.
J’ai décidé d’accuser l’anesthésie et l’hospitalisation pour le moment, si ça persiste une fois rentré à la maison je lui secouerai un peu les puces.

Mes patrons m’ont laissé ma journée de demain pour que je puisse récupérer l’homme à sa sortie. Je suis soulagée à l’idée de le voir rentrer, ce week-end a été éprouvant et il sera beaucoup mieux à la maison.

Alors pour les petits travaux, c’est sûr, ça va être compliqué (enfin le portail c’est fait) (on arrivera peut être à « embaucher » nos proches), mais au moins MonChéri sera ultra-dispo pour les visites !

Allez, maintenant, je vais aller dormir…

42 réflexions sur “Entre deux fractures…

  1. quel week-end ! bravo pour la peinture du portail de bon matin, je t’admire car j’en aurais été incapable. Bravo aussi pour ne pas lâcher ton objectif de déménagement (te dire qu’au moins, il sera dispo pour les visites, j’adore !!!!). Sérieusement, j’espère qu’il ne souffre pas trop et que cela ne va pas gâcher votre été. Grosses bises Choco !

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    1. La peinture ça m’a permis de me focaliser (à peu près) sur autre chose, j’y ai mis tout mon coeur !
      La douleur est bien prise en charge, il ne souffre pas trop, c’est plus moralement que c’était difficile aujourd’hui. J’espère que ça va aller mieux à la maison, ça me fait de la peine de le voir comme ça.
      Quant à la vente, cette aventure n’a fait que me conforter encore plus dans ce projet, il nous est arrivé trop de problèmes dans cette maison, celui là c’était la cerise, ou la goutte d’eau… Bisous à toi !

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    1. Non pour le titre je me suis juste amusée à faire un rappel du titre de l’article précédent (ceci dit je pense qu’il avait plusieurs fractures, mais je n’ai pas eu les détails encore, ni vu les radio). Ca aurait été vraiment la galère si on avait été tout les deux blessés !
      Merci à toi et gros bisous !

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      1. Non non j’avais bien les pieds sur terre pour peindre mon portail (par contre ça a fait une hécatombe sur les insectes, y’en a un tas de crétins qui sont venu se coller et mourir sur ma peinture fraîche…)

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  2. Je lisais le ventre retourné (hein, parce qu’une fracture … ouille ouille ouille), et quand j’ai lu que tu te mettais aussi au bricolage, je me suis dit non, elle aussi s’est cassé quelque chose ! Ouf ! l’un de vous deux est en forme, et oui ça aurait pu être plus grave depuis l’escabeau 😦
    Bon courage à ton chéri pour la semaine qui va venir où la douleur sera la plus forte.
    Et courage à toi 😉
    Des gros bisous

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  3. Oh punaise, que d’émotions… Il ne fait les choses à moitié ton chéri quand il taille la haie !!! Heureusement que la voisine était là.
    J’espère qu’il récupèrera vite une fois à la maison et que les visites porteront leurs fruits. Avec un beau portail, ça devrait le faire. 😛 Bisous 😘

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  4. J’ai eu aussi peur qu’il te soit arrivé quelque chose ! Mais ceci dit, je compatis pour ton homme. Aïe aïe le pauvre ! J’espère qu’il ne souffrira pas trop… Bravo à toi d’avoir peint le portail à une heure si matinale !
    Bon courage à toi…

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  5. Oh merd*uille j’imagine l’angoisse à avoir si peu de nouvelles. C’est clair que ça aurait pu être pire avec le taille haie en main
    Bon rétablissement à ton chéri et pleins de courage pour toi (les hommes malades ou blessés…)

    Gros bisous

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  6. Aureliane64

    Comment va ton blessé?
    Comment ça se fait que tu aies dû forcer le passage aux urgences? Mon mari m’y a rejointe une fois sans souci bon peut être ça dépend la gravité du truc

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    1. Je sais pas, soit disant que quand ils sont dans cette salle là (enfin dans le couloir en fait…) on peut pas y aller.
      Là ça va, il s’est rendu compte qu’il pouvait faire pas mal de choses quand même avec une seule main !

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