Fêtes de famille

Ce week-end nous étions de baptême (civil) (MonChéri est enfin officiellement parrain de notre nièce) (la fille de mon frère et de ma belle soeur la gentille) (celle qui était enceinte en même temps que moi) et de mariage (de mon frère) (oui je fais un abus de parenthèses aujourd’hui, désolée).

Super cérémonie, super soirée, avec le soleil, et toute la famille qu’on a toujours plaisir à retrouver même si ce n’est que lors des grandes, mais trop rares, occasions… Nous avons passé un merveilleux moment.

Mais comme à chaque fête de famille il y a cette note amère : parmi les enfants qui courent au milieu de la fête, il n’y a pas notre petit L.
(Et comme les douleurs que je ressens, même psychiques, sont toujours très imagées, je peux vous dire que dans ces moments là j’ai l’impression qu’on me frappe avec acharnement à coup de planche de bois)
Sur mes joues ne coulaient pas seulement des larmes de joie.

A chaque grand rassemblement son lot de femmes enceintes et de nouveaux-nés.
Oh ça ça ne me fait plus aussi mal, ma « grossesse adoptive » adoucit les choses, alors quand ma belle-mère (la femme de mon père) nous a dit (avec la meilleure intention du monde : nous préparer psychologiquement avant l’annonce en grande pompe) que mon oncle leur avait fièrement annoncé qu’il allait être grand-père, j’ai ressenti un pincement au cœur, oui, mais j’ai pu féliciter mon cousin ensuite.
A mon grand soulagement son amie et lui se sont montrés délicats (de manière générale dans les réunions de famille nous avons la paix, ils savent, tous…) d’ailleurs, à leur manière d’en parler, je me suis demandé s’ils n’avaient pas connus quelques galères eux aussi.
A notre table il y avait aussi une cousine, mariée depuis quelques années, boulots stables pour tous les deux… je ne leur ai pas posé la question assassine mais j’ai eu confirmation plus tard que « ils essaient mais… ».

Quelle garce cette cigogne… on est tellement nombreux dans cette galère…

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Après ce très chouette week-end nous avons du rentrer vite vite : ce matin nous avions rdv avec l’assistante sociale pour la lecture (enfin) du rapport. Ca ne concerne que la maison et ma situation professionnelle qui a changée mais ça reste positif, elle a noté que nous avions déménagé pour une maison plus adaptée à la vie avec un enfant et que mon but est d’avoir un travail me permettant de rester très disponible pour notre vie de famille.
Elle y évoque aussi notre ouverture aux particularités, il a fallu apporter quelques corrections pour mieux définir nos ouvertures et limites.
Nous lui avons montré la chambre peinte, elle l’a trouvé très jolie.

En parlant de la chambre… dans la semaine mon beau-frère doit m’amener le petit lit de mon neveu (le lit modulable de chez alin*a, devenu trop « bébé » aux yeux de ce dernier) et une petite bibliothèque qui va avec…
MonChéri lui m’a reparlé de lit-cabane, mais de celui de la marque citée plus haut. Alors l’autre jour on est allé baver devant (comme depuis des années en fait, il me fait tellement rêver ce lit !)… mais il sera pour plus tard. Il est très impressionnant ce lit, et un peu en hauteur, avec une petite échelle… ça fera peut-être trop pour un petit loulou déjà bien dépaysé.
Un lit dans la « troisième chambre », ça c’est inédit, même dans l’ancienne il n’y en avait pas eu…

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L’espoir, la peur, la lucidité

On a commencé du bout des doigts, un pas en avant, un en arrière, on y va, on attend… et j’ai fini par prendre mon élan pour recouvrir, d’un coup, tous les murs de peinture.

La voilà, LA chambre, si belle, si douce, et tellement porteuse d’espoir… Une fois, deux fois par jour j’ouvre la porte, juste pour regarder.

Vous l’avez, ou vous l’avez eu un jour, cette pièce que l’on ne nomme pas, ou autrement : « la chambre jaune », « la chambre d’amis », « la deuxième chambre », « la pièce à bordel »… Il se joue tellement autour de ces chambres. Nous passons devant chaque jour, pendant des mois, des années, porte ouverte, porte fermée, nous passons avec nos espoirs, nos souffrances, nos rêves… Un jour ceux qui décrochent leur ticket peuvent l’investir, pour ce qu’elle est vraiment, pour ce qu’elle a toujours été dans leur esprit. Que font ceux qui restent sur le quai ? Ils déménagent, repeignent, lui inventent une autre vie…

Je pense à l’ancienne, si belle, si douce elle aussi, que nous avions tapissée, habités du même espoir. Une crainte alors : la nouvelle ira t-elle au bout de ses promesses ? Ou faudra t-il encore fuir, repeindre, ré-inventer… ?

Et que faire maintenant de cette nouvelle chambre ? Lui donner un autre nom, une autre destination ne serait qu’un pathétique mensonge, parce tout le monde sait, parce que tout le reste a une place ailleurs. Point de bordel à caser quand on a un immense garage, point d’amis quand leur lit a déjà sa place dans une autre pièce, point de petit salon quand on en a déjà un grand si lumineux et confortable… même les chiennes ont déjà une chambre, oui oui, une chambre.

Oui cette nouvelle chambre s’appelle « chambre d’enfant », MonChéri a l’air à l’aise avec ça, moi je la présente encore souvent comme « la troisième chambre ». Ca me rappelle ma psy qui pointait du doigt le fait que je n’arrivais pas (plus) à imaginer le meilleur. Je ne m’abandonne jamais à un espoir fou, tout est teinté de « si »… mais la vie m’a appris que même enceinte, bien enceinte, on peut ne pas voir ensuite son enfant grandir. Après ça comment pouvez vous placer une certitude en quoi que ce soit ?
Même « l’enfant rêvé » est difficilement accessible dans mon esprit. Mon enfant je l’espère, je l’attends, tellement, tellement… mais je n’idéalise pas. Enfin je crois. Devrais-je ? Est ce si mal ? Et puis à quoi bon ? Puisqu’on nous parle tant de cette étape parfois difficile du deuil de l’enfant rêvé face à l’enfant réel (et pourtant, même avec mes « si » je n’y couperai pas hein… trop lucide la fille, je sais bien que « l’enfant rêvé » il est là malgré tout, il infuse, tout comme le « parent idéal » qu’on espère tous être, que je sais ne pas devenir… trop lucide, trop lucide… serait-ce du à mon travail aussi ? Parce que d’enfants parfaits je n’en ai pas croisé, pas plus que de parents, mais des attachants et des heureux ça oui, alors…).
« Se préparer au pire en espérant le meilleur ». Ce n’est pas de moi, c’est un conseil de Johanne Lemieux. Finalement, je ne suis peut être pas tellement dans le faux…

Bref il y a cette chambre et, sur le pas de la porte, mon espoir et ma peur qui se chamaillent pour savoir si nous allons la meubler ou pas. Et puis il y a la lucidité qui sait que l’espoir ne résistera pas à monter les meubles qui attendent au garage et que la peur donnera à cet aménagement de fausses raisons – « c’est pour les enfants qui viennent parfois à la maison » « c’est pour débarrasser le garage » « c’est pour la photo dans nos dossiers ».

Euh… philosophie ?

« – Regarde ma chérie il y avait ça en cadeau dans je ne sais plus quoi, tu le veux ? (chiffon pour nettoyer les lunettes) … ah tiens y’a une citation dessus…

« Pour voir le futur il faut regarder derrière soi« 

– …
– …
– C’est pas très encourageant en fait…
– …
– Bon mais c’est un chiffon à lunettes ça peut toujours servir…
– … »

Depuis je débats avec moi même pour savoir s’il y a quelque chose de positif qui m’échappe dans cette citation ou si elle n’est tout simplement encourageante pour personne (à moins d’avoir un passé merveilleux) et pour savoir si je garde ce chiffon à lunettes qui pourrait toujours servir ou si je le jette/brûle/me torche avec.

Vous avez deux heures.

De la vision de la vie (2)

Hier, ma belle-sœur et son mari passent à l’improviste boire le café. Ils admirent l’avancée des travaux, nous discutons de la « troisième chambre ».

Je parle à ma BS de ces lits superposés que ma mère m’a proposé pour la chambre d’enfant, celui que mon beau-père avait amoureusement transformé, pour ma petite sœur, en lit-maisonnette, avec des petits volets, un toit et tout et tout… que moi je trouve trop chouette mais que MonChéri n’aime pas… donc que nous ne prendrons pas.

« Bah qu’est ce que tu t’en fous de son avis, c’est pas « sa partie » « 

 Ah…

Je vous propose un concours de réparties, moi sur le coup je ne suis absolument pas douée (mais je crois que mon regard s’est exprimé à la place de ma bouche) mais depuis j’en ai pas mal qui me passent par la tête…

Quand ?

Il y a 9 ans notre envie de fonder une famille prenait vie. J’étais (très) jeune et (très) naïve, la vie ne m’avait pas encore piétinée de ses gros sabots (à crampons cloutés).

9 ans et voilà que, grosso modo, j’attends mon deuxième depuis autant de temps que ce qu’a duré l’attente pour mon premier. Laquelle de ces deux moitiés m’a paru la plus longue ? Je ne sais pas. Ce sont deux vécu différents, deux parties de ma vie très distinctes, le avant et le après L.

Il est difficile, je vous l’ai déjà conté, de vivre entre ces deux manques, le manque de celui qui aurait du être, le manque de celui que l’on attend.
Le temps m’éloigne de ma grossesse et pourtant j’ai toujours l’impression que c’était hier, et les sensations de cette vie dans mon ventre.
Le temps me rapproche de mon second enfant, mais quand ? Mais quand…

L’assistante sociale nous a demandé si nous avions des préférences : Fille, garçon ? Pupille ou international ? Moi je m’en fous je veux un enfant, le prendre par la main, l’accompagner dans la vie, le jour, la nuit. Je veux son regard dans le mien. Je veux meubler cette chambre, pour de vrai, pour de bon, pour une petite personne qui ne sera plus l’inconnu. Fille ou garçon, ici ou là bas, je m’en fous. Enfin non. J’aimerais bien savoir justement. Et puis quand, surtout quand…

Elle devient encore plus douloureuse cette attente quand on commence à espérer que, peut être, mais seulement peut être, l’appel pourrait ne plus tarder. C’est l’incertitude qui revient, et l’incertitude c’est le pire. Ai-je raison d’espérer un appel bientôt ? Ne suis je pas en train de me faire du mal ? Dois-je remettre le couvercle pour encore deux ans ? Quatre ans ?
Je surveille un peu trop ma boite mail dans l’espoir d’une bonne nouvelle, pour nous, pour d’autres, les deux… Je voudrais faire un petit saut dans le temps, arriver à la rencontre de l’été avec notre organisme, qu’on nous donne des raisons d’espérer ou qu’on nous dise de mettre l’espoir au repos. Juste savoir. Même si, finalement, eux n’en savent probablement pas beaucoup plus que nous.
Oui je voudrais y être, et voir ces deux-trois couples qui sont dans la même ébullition que nous, savoir comment ils vont, comment ils vivent, avec ça.

En attendant, s’efforcer à vivre, simplement, normalement, en profitant de chaque jour…

Visite de l’AS

De manière générale je déteste avoir des rendez-vous important en fin de journée, je préfère que ça soit fait le matin, comme ça je ne passe pas la journée stressée ou figée dans l’attente. Manque de pot, le rdv avec les l’AS (elle était toute seule), c’était à 16h.

Je me suis donc levée tôt, déjà trop excitée, j’ai rangé, nettoyé… puis je me suis posée et j’ai attendu. Tout le reste de la journée. Ou presque.

Quand 15h a bippé (j’écoute france inter, les heures bippent, quatre fois) la tension est montée d’un cran. Le chat a du le sentir, il est sorti de son notre lit et est venu me rejoindre dans le canapé en ronronnant. Pile au moment où je voulais me lever pour passer l’aspirateur.

Oui parce qu’on a beau savoir qu’elles ne viennent pas regarder si les poussières sont faites, on ne peut pas s’empêcher de ranger et nettoyer frénétiquement. Je ne sais pas si elles se rendent compte qu’on a l’impression de jouer notre vie à chacune de leurs visites, même les plus anodines.

(J’ai fait un effort, je n’ai pas lavé le sol… y’avait pas trop de traces de pattes).

MonChéri est arrivé, et on a attendu.
On a attendu…
J’ai commencé à écrire cet article.
16h a bippé (quatre fois).
On a encore attendu, moi de plus en plus humide sous les bras, MonChéri bien tranquille à ranger ses bouquins (non il n’a toujours pas fini, ça prend du temps messieurs dames de ranger des livres, surtout quand ils ne rentrent pas tous, qu’il faut faire du tri, et choisir ceux qui auront le privilège de trôner dans le salon).
Et puis ça a enfin sonné. La sonnette. Parce que les heures, ça bippe (quatre fois).

L’AS est une personne charmante, qui aime chiens et chats (si si c’est important, j’ai toujours peur de tomber sur une personne qui n’aime pas les animaux et verrait ça d’un mauvais oeil). Comme notre dossier n’avait pas eu le temps d’arriver jusqu’à elle nous nous sommes brièvement présentés et nous avons repris les grandes lignes de « notre projet », un enfant, ouverture en âge et aux particularités…  Elle nous a posé quelques questions « classiques » (disponibilité prévue au moment de l’adoption, comment on occupe l’attente…). Elle a pris les informations concernant la maison et fait un tour. Et puis voilà.

Maintenant commence l’inévitable torture de l’esprit : « j’espère qu’elle aura bien interprété ça comme ça et pas à l’inverse » « j’espère qu’elle ne m’aura pas trouvé trop comme ci » et « on aurait du lui dire ça » … en attendant le rendez-vous pour la lecture du rapport.
Vite j’espère !

Et le boulot ?

Bientôt trois mois de chômage et je dois bien avouer qu’avec le déménagement et les travaux je n’ai pas vraiment cherché du boulot. La bonne nouvelle c’est que le travail, souvent, il vient à moi tout seul (faut bien avoir de la chance dans certains domaines).

J’ai longtemps envisagé de passer mon agrément d’assistante maternelle (je travaille dans la petite enfance… encore une histoire de cordonnier mal chaussé), idéal pour allier mon boulot et la vie de famille… jusqu’à la lecture du livre dont je vous ai parlé il y a peu. L’auteure explique que ce projet est souvent une fausse bonne idée, l’enfant pouvant avoir du mal à comprendre le concept de « parents à lui et pour toujours » s’il se retrouve à devoir trop vite les partager avec d’autres enfants, dans des conditions qui ressemblent à ce qu’il a vécu jusque là (orphelinat ou famille d’accueil). Ou alors il faut attendre que l’attachement soit bien construit.

Ah…

J’en étais là dans ma lecture, le livre posé à côté de moi sur le canapé, et le PC sur les genoux à élaborer un plan B (passer un concours, et trouver des petits contrats en attendant), quand mon téléphone a vibré. Une amie de formation m’annonce qu’elle est (très très) fraîchement enceinte… et que son remplacement, à partir de cet été, est pour moi si je le veux. Sa collègue, qui est une de nos formatrices, et elle ont déjà parlé de moi à la directrice.

Bon bah… d’accord. (Vous voulez dire quoi d’autre franchement, à ce point là ça n’est même plus du hasard, c’est le karma) (En appelant la directrice j’ai quand même suggéré un entretien, si si je vous jure, histoire qu’on fasse connaissance).

Bref, entretien passé, j’ai le poste, le temps de finir les travaux, les inscriptions au concours bientôt, le concours en fin d’année… je m’y jette !

Qui dit déménagement dit…

… visite des assistantes sociales.

(Petite parenthèse : on pourrait croire qu’il ne se passe rien après l’agrément quand on attend mais, voyez, j’ai quand même de quoi écrire !)

Car il y a, dans le compte rendu de l’enquête sociale menée lors de notre demande d’agrément, une partie sur notre habitation : taille, disposition, situation géographique, environnement (dans notre rapport elles y parlent même de la déco !)…
Ca pourrait paraître intrusif mais le but est simplement de connaître au mieux les postulants. Des petits détails peuvent avoir leur importance lorsqu’il s’agira de trouver une famille à un enfant, avec son propre caractère, son histoire… Enfin pour donner des exemples très concrets : de préférence on évitera de placer un enfant asthmatique en plein centre ville de Grenoble, ou un enfant avec des difficultés à la marche chez une famille qui a une maison de 4 étages avec des escaliers partout.

Bref quand nous avons déménagé nous avons prévenu le service adoption, lequel nous a répondu qu’il prévenait les assistantes sociales de notre secteur.
Et puis on a attendu.
On a attendu (on sait bien faire maintenant)…
Et comme ça ne venait pas j’ai fini par appeler (un pressentiment), hier, contre l’avis d’un MonChéri grommelant que plus elles tarderaient à venir plus nous aurions le temps d’avancer dans les travaux et donc de leur présenter une maison (et une future chambre d’enfant) « toute propre ».

MonChéri a du admettre que j’avais raison de m’inquiéter lorsqu’il s’est avéré que les AS n’avaient pas la bonne adresse et que le rdv était déjà fixé, début mars.

Je ne sais pas ce que nous aurons le temps de faire d’ici là mais je ne m’angoisse pas, je ne pense pas qu’elles s’attendent à tomber sur une maison nickelle deux mois après un déménagement et à une chambre d’enfant meublée et décorée alors que nous ne sommes encore que dans une attente très floue avec un agrément de seulement deux ans.

Concernant les travaux, notre chambre est faite, nous dormons dedans depuis dix jours ; la chambre d’amis/bureau/bibliothèque est faite, les livres sortent de leurs cartons pour le plus grand plaisir de MonChéri (et le mien) ; quant à la « troisième chambre », après un instant de flottement à se dire que si nous l’entamions maintenant alors ce serait prendre le risque d’ouvrir en grand la boîte à projection que j’essaie (avec plus ou moins de succès) de ne tenir qu’entrouverte jusque là, j’ai fini par arracher le restant de papier peint et sortir pinceaux et sous-couche…

2 ans

Demain, deux ans d’agrément !

Et le temps jusque là est passé plutôt vite.
Nous avons eu de la chance. La chance d’avoir été rapidement acceptés par un OAA, la chance d’avoir deux dossiers à l’international en plus de celui dans notre département, la chance que les choses avancent, doucement mais sûrement.

Nous avons la chance de l’espoir.

Deux ans loin de la PMA. Si vous saviez combien de fois des gens m’ont demandé si je n’envisageais pas d’y retourner… Ah nononononononononon, plus jamais (blablabla ne jamais dire jamais blablabla). Plus jamais la PMA, son rythme harassant qui m’a gâché la vie, ses faux espoirs et ses souffrances répétées mille et mille fois. Plus jamais mon corps abandonné aux médecins, touché, troué, malmené, abîmé…
La PMA m’a offert une grossesse… pour un enfant mort. Je ne garde de ce parcours que beaucoup trop de souffrances.

La PMA est un « non-choix » (pas taper, ce n’est aucunement un jugement de valeur). Parce que lorsque vous voulez un enfant issu de votre ventre et que c’est biologiquement impossible, vous n’avez aucune autre solution.
Il nous a fallu du temps et vivre des deuils, mais l’adoption nous l’avons choisi. Et c’est peut être ça qui rend le parcours plus serein.

Deux ans donc. Même un peu plus. Le chemin de l’adoption commence avant l’obtention de l’agrément.

Et neuf ans. Neuf ans que je rêve de mon enfant.

Pas encore…

… mais peut être bientôt ?

Le frétillement de cerveau je veux dire. Celui que je me souhaitais pour 2018. Pas l’Appel non, je n’oserais pas espérer si tôt (enfin « à voix haute » , parce que l’espoir vous savez, en vrai, ça ne se commande pas…), enfin pas chez nous. L’Appel chez quelqu’un d’autre, celui qui signera la persistance des adoptions dans le Pays A, en direction de la France, celui qui nous rapprochera un peu plus de notre Appel à nous.

Appel chez quelqu’un d’autre il y a eu. Appel miracle, bien avant le délai annoncé. Pour un bébé pupille. Pour des amis. Je peux vous dire que l’émotion est forte, très forte, tant ce bonheur on le souhaite pour nos amis de l’adoption, tant on a plaisir à le voir se réaliser pour eux.
Le deuxième effet kiss cool de cet Appel, c’est une place gagnée pour nous, dans le Pays A, parce qu’eux aussi avaient placé leurs espoirs là-bas.

Alors oui c’est pas joli-joli de voir ainsi son profit. Mais à ma place… vous feriez pareil, si si !

Si on ajoute à cela la reprise des adoptions dans le Pays A après un (finalement bref) blocage fin 2017… on y est presque au frétillement de cerveau !

Mais je m’en tiendrais à mes conditions premières : une adoption par notre OAA, qui nous fera « gagner » une (autre) place dans cette liste d’attente.

(Pays A, Pays A… « Et le B alors » vous me direz ! Ah, côté B les nouvelles sont merveilleuses, les adoptions s’enchaînent et la belle famille de notre organisme va s’en trouver sacrément agrandie cette année ! Mais notre tour est encore loin, ce sont les dossiers de 2013 qui sont appelés 😉 )