Déménagement

J’ai mis du temps à écrire cet article. Il a failli s’appeler J-10 puis, J-5, J-3, J-2 et J-1… mais il était difficile de trouver le temps, et quand je l’avais je m’arrêtais au bout de deux phrases, la suite faisait boule dans la gorge.

Mais enfin nous y sommes. Aujourd’hui nous avons déménagé et vendredi nous signons la vente.

Nous avons laissé les animaux chez ma mère le week-end dernier. La maison faisait bien vide sans eux. Enfin vide… je ne sais pas si c’est le mot. La maison était pleine, pleine de cartons, partout. Il fallait slalomer pour passer d’une pièce à l’autre.

Maintenant, vide, elle l’est. J’appréhendais beaucoup car, même en étant heureuse de déménager, tourner la page de huit ans de vie ce n’est pas évident. Nous y avons vécu des moments intenses de notre vie, pas toujours très heureux, on n’y a laissé bien des plumes dans cette maison, mais c’est ici qu’on s’est construit. J’appréhendais donc, mais plus nos meubles et nos cartons sortaient, plus je me sentais légère, mais légère !

Nous avons déménagé sous le soleil d’automne, aidés par une belle équipe d’amis, de beaux-frères, de cousin… Nous sommes logés chez des amis pour les semaines à venir, nous attendons la réponse des vendeurs de notre future maison pour une signature début décembre. Vivement !

Il y a un an,  je n’aurais jamais imaginé que nous en serions là aujourd’hui. Une brèche s’ouvrait dans l’éternel refus de MonChéri certes, mais de là à déménager dans l’année… c’était inespéré !

C’est un nouveau départ, une nouvelle page de notre histoire qui s’écrit…

 

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Pas peu fière

Pendant notre premier parcours PMA, j’avais commencé un récit de nos aventures. C’était ma façon d’extérioriser tout ce par quoi nous étions obligés de passer, une sorte de journal intime sur PC. Après la mort de notre bébé je n’ai plus réussi à écrire de cette façon, mais j’avais encore besoin de poser mes mots/maux. Il m’a fallu trouver un autre support et c’est ainsi que ce blog a été créé.

Voulant écrire pour notre second enfant le récit de notre attente jusqu’à lui, il me fallait d’abord clôturer l’histoire de L. Alors j’ai repris et retravaillé mon texte, raconté la terrible issue de ma grossesse et tout ce que notre tout petit avait malgré tout changé dans nos vies. C’est un texte sans prétention aucune, dont le seul objectif est d’être là, pour nous, pourquoi pas pour notre futur enfant, pour faire exister un peu plus notre petit L. Il fallait que cette histoire soit posée quelque part. Il fallait que ce soit achevé avant notre déménagement, avant le nouveau départ qu’il nous offre.

Cet après-midi, un mois pile avant les 4 ans de la naissance de L. , à 14h14 (c’est l’heure affichée de la dernière modification), j’ai fini mon « travail ». Et je ne suis pas peu fière d’en avoir été capable.
L’heure je ne l’ai vu qu’après, mais elle est loin d’être anodine à mes yeux. Un signe évidemment (voir cet article ) 😉

J’avais à peine cliqué sur « enregistrer » que mon téléphone a sonné. C’était la nouvelle assistante sociale du service adoption qui rencontre chaque postulant du département depuis son arrivée parce qu’elle ne veut pas se contenter de lire des dossiers, nous avons donc rendez-vous avec elle à la fin du mois, le jour de l’anniversaire de MonChéri.

Et, parce qu’il y a des journées qui sont bonnes jusqu’au bout, notre super banquière nous a appelé ce soir pour nous dire que nous allions recevoir notre offre de prêt la semaine prochaine. Autrement dit, si le vendeur est ok, nous pourrions emménager dans notre nouveau chez nous bien avant la date prévue !

soleil petit [Résolution de l'écran]

Adoption

Aujourd’hui j’avais rendez-vous pour une échographie. Rien de bien folichon ni d’inquiétant, juste parce que j’ai refait deux cystites coup sur coup à la rentrée et que mon médecin traitant a vraiment insisté pour que je fasse cette écho qu’il m’avait déjà prescrit deux ans plus tôt.
Deux ans plus tôt on était encore en PMA et j’en avais plus que ras le bol de me foutre à poil devant des médecins et de subir des manipulations diverses, principalement dans mon intimité. Alors je n’y étais pas allée.
Bref je l’ai faite, c’était en abdominal (youhou !), et la radiologue n’a rien vu d’anormal… na !

Mais je m’égare. Aujourd’hui, donc, j’ai passé une échographie (à jeun, à 8h du mat, avec l’interdiction d’aller vider ma vessie dans l’heure et demi qui précédait, tout ce que j’aime quoi…) le médecin a regardé mes ovaires, mon utérus, et elle m’a demandé si je prenais une contraception.
Dans la réalité j’ai répondu « non » et ça s’est arrêté là. Dans ma tête j’ai imaginé une suite (rassurez moi… ça vous arrive à vous aussi !?) :
« – Vous espérez une grossesse ?
– Non. »

Et j’ai souri. Béatement.

Se laisser porter…

… ou carrément surfer sur la vague !

Les tracas administratifs ont fini par être réglés (après avoir gentiment harcelé les différents services concernés), les acheteurs ont leur prêt, les cartons sont fait (ne reste que l’essentiel), les amis prêts à nous accueillir, la garde des poilus est programmée, le déménagement s’organise, pour le 19 novembre. Nous ne serons plus dans cette maison si pleine de mauvais souvenirs pour les 4 ans de notre tout petit.
MonChéri doit reprendre le boulot fin novembre, quand moi j’arrêterai de bosser. Ou comment on a réussi par le plus grand des hasards (?) à en avoir un dispo pour remplir les cartons et l’autre pour les déballer.
Nous avons signé le compromis d’achat, la demande de prêt est lancée, nous devrions signer l’achat avant les fêtes, fêter le nouvel an dans notre nouveau chez nous.

Voilà une fin d’année qui s’annonce bien, plus que bien même ! Ca change ! On continue à serrer les fesses, à croiser les doigts, en espérant que rien de mauvais ne nous tombe sur le coin du nez d’ici là. Mais ça fait du bien, tellement de bien !

 

La délicatesse

La délicatesse, je suis sûre que ce simple mot évoque quelque chose en vous, une personne, une situation… Que ce soit une infirmière qui sait toujours se montrer infiniment délicate avec vous ou qu’au contraire vous ayez vécu une situation douloureuse où vous vous êtes demandé où était passé le tact (et l’intelligence) de votre belle soeur…

Hier j’ai vécu les deux en l’espace de quelques heures.

Hier nous avions rendez-vous à la banque. Notre banquière, on la connaît depuis plusieurs années maintenant, on l’appelle par son prénom, souvent un tutoiement lui échappe, et on rigole toujours bien tous les trois. Notre banquière, je la croise maintenant toutes les semaines en emmenant l’un des garçons que je garde à son activité. Et notre banquière jamais jamais jamais mais vraiment jamais, ne nous a demandé « et alors vous c’est pour quand ? Vous êtes mariés, vous êtes propriétaires, faut faire un gamin maintenant ! ». Jamais.
Du coup je n’appréhende jamais un rendez-vous à la banque parce que je sais que le sujet ne sera jamais abordé.

Notre banquière a eu notre livret de famille entre les mains il y a quelques années quand nous avons fait racheter notre prêt par « sa » banque. Je me suis toujours demandé si elle avait tourné la page « époux-épouse » ce jour là, si elle avait vu la page « 1er enfant », je me suis toujours douté que oui vu que jamais le sujet de la maternité n’a été abordé. Hier elle a du reprendre notre livret de famille, refaire des photocopies, j’ai maintenant la certitude qu’elle le sait, j’ai aperçu la photocopie.

Vous me direz peut être que pour vous la délicatesse aurait été qu’elle nous présente ses condoléances, qu’elle nous dise un petit mot gentil. Mais moi cette réaction me va tout à fait. Je continuerai à aller à la banque sereinement, parce que je sais que là bas je n’aurai jamais à devoir entendre une question douloureuse, je sais qu’elle n’abordera pas le sujet tant que nous ne le ferons pas, et je suis certaine que le jour où nous lui demanderons de débloquer notre épargne pour aller au bout du monde, là elle se montrera encore infiniment délicate en nous disant qu’elle est très heureuse pour nous après tout ce qu’elle aura deviné de notre vécu.

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Et puis nous sommes rentrés chez nous, ma belle-mère était invitée pour le repas. A table elle nous parle de sa voisine à qui on vient d’annoncer que son fils de deux ans allait mourir : « Non mais t’imagines toi ! On t’annonce que ton enfant va mourir ! T’imagines ! »
MonChéri et moi avons répondu en même temps : « oui, oui, on sait bien ce que ça fait oui… ».
« Ouais mais le sien elle l’a élevé pendant deux ans ! »

Mais quel bordel ! + édit zeeeen

Moi je dis, quand on aura signé pour de bon la vente de notre maison puis l’achat de notre maison (bah oui c’est logique), on va faire une p*tain de fête et je vais me biturer avec un verre d’alcool (si si ça me suffit) !

Il y a 15 jours (et demi) v’là t-y pas qu’un petit souci administratif vient nous mettre un ptit coup de stress à coup de « si ça ne se règle pas avant la vente il va falloir décaler la vente, les acheteurs vont se retrouver à la rue parce qu’ils ont déjà posé leur désistement et ils vont nous détester ».
Bon, après deux jours d’hystérie j’ai réussi à réguler mon stress, j’attends donc patiemment que les administrations bougent leurs c*ls, et je me retiens de harceler la mairie.

Ce soir mes patrons m’annoncent que je vais être licenciée parce qu’ils ont fait une très mauvaise année et qu’ils ne vont plus pouvoir me payer.
Ok, mais moi je suis en train de faire un dossier de prêt pour acheter une maison, BORDEL !
Bon, ils savent, alors on doit trouver un arrangement qui ne nous mette ni nous ni eux dans la merde. Je crois que la banque va nous détester quand elle verra apparaître des versement du pôle emploi au lieu d’un salaire dès la première échéance de notre prêt… En espérant ne pas avoir à repousser la vente, donc l’achat…

Ce n’est pas la perte de boulot qui m’angoisse, j’en retrouverai. Ce n’est pas le côté financier non plus, je sais que le chômage nous suffira jusqu’à ce que je retrouve du boulot (merci la France, le chômage et la sécurité sociale, on a beau dire on a de la chance). Mais mon prêt… (puis j’étais pas préparée à devoir laisser « mes » loulous si vite, je pensais faire encore au moins une année avec eux…)

Je pense que des copains cheveux blancs vont venir rejoindre mon, jusque là, unique. Et puis je vais vivre en apnée jusqu’à ce que j’ai de nouvelles clés en main.

Jusqu’au bout j’aurai l’impression que cette maison nous porte la poisse, vivement qu’on n’y soit plus.

Allez, m’en vais faire quelques exercices de respiration…

*************

Edit :

La nuit est passée, le cerveau s’est remis en place.
La semaine prochaine nous signons le compromis et nous voyons la banque pour lancer le prêt. Autrement dit les trois bulletins de salaires nécessaires au dossier… bah ils y seront et il n’y paraîtra rien. (Reste juste à espérer que la vente de notre maison actuelle ne sera pas décalée à cause de la galère de paperasse, c’est décidé lundi je commence à harceler la mairie).

Quant au boulot, après avoir retourné toutes les possibilités dans tous les sens, il me semble impossible de trouver un arrangement pour continuer avec eux.

Tourner la page donc. Je change de maison, je change de boulot. Après tout si la Vie en a décidé ainsi c’est qu’elle doit avoir ses raisons, un autre plan pour moi. Côté boulot je me suis toujours laissée porter, j’ai saisi les opportunités qui se présentaient, et j’y ai toujours gagné une expérience intéressante… alors finalement, j’ai hâte de connaître la suite !

Nouveau départ…

Plus cool la vie

Ce matin nous avons ouvert l’œil à 8h45, hier à 8h30. MonChéri est en arrêt, et moi, pour le boulot je pars au plus tôt à 11h, sinon 15h. Alors pour nous, c’est encore un peu les vacances. Quel pied ! (flagellez moi les travailleurs !)

Depuis qu’il a repris suffisamment de mobilité pour cuisiner (comment dire… même moi j’ai pris deux kilo alors que c’est une chose réputée impossible… flagellez moi, allez y !) MonChéri a fini par se faire à son arrêt. Un peu trop même, rapport au soir où il m’a dit « j’ai fait deux lessives, j’ai passé l’aspirateur, j’ai fait la cuisine… tu trouves un boulot où tu gagnes 2500€ par mois et moi je deviens homme au foyer, ok ? »
Nan chéri, le foyer c’est MON plan de carrière (flagellez moi les féministe !).

Moi j’aime bien cette vie à la cool, j’aime bien refaire le monde avec MonChéri et le voir rêvasser sur notre vie future : « Dans sa chambre, je lui construirai un château fort ou un château de princesse teeeeellement grand qu’il pourra rentrer dedans, ça lui fera une cabane, il aimera bien jouer dedans avec ses chevaliers ou ses barbies » (flagellez le les anti-genre, j’aurais du mais j’étais tellement attendrie que je n’ai pas pu).

MonChéri, libraire, prend le prétexte de « c’est mon futur rayon » pour lire « Les lois naturelles de l’enfant » de Céline Alvarez et puis divers titres d’Isabelle Filliozat qui étaient déjà présents dans notre bibliothèque parce que dès que j’ai pu j’ai usé du prétexte « je bosse dans la petite enfance » pour les avoir. Et j’adoooore quand il me fait part de ses découvertes : « T’as vu ! Elle dit que… ! » (flagellez moi celles qui n’arrivent jamais à mettre un bouquin entre les mains de leur mec !)

Dans un gros mois et demi, si tout va bien (quelques papiers nous donnent des sueurs froides… mais on va bien finir par foutre le feu à l’administration y arriver !), on déménage. Nous vivons au milieu de tours de carton. La vie est belle !

Enfin c’est pas tout ça mais, vu l’heure, il faudrait peut être que j’aille me doucher.

(Flagellez moi ! Oh oui flagellez moi !)

(Pour faire suite à mon dernier article : ma gorge s’est dénouée après une journée psy + yoga et une bonne vidange de larmes, vu la période ça va peut revenir, mais pour le moment je profite de la sérénité !)

Maudites fins d’années

Boulot, cartons, paperasse, rdv de MonChéri… le quotidien est bien rempli, l’avancée des projets fait du bien.
Oui mais.
Mais il a fallu se rendre à l’évidence : un couvercle d’occupations nombreuses n’est pas étanche. Il y a quatre ans j’étais enceinte.
Cette année j’ai réussi à passer un été serein et j’étais contente de cette évolution mais les mois avancent et les émotions remontent et s’imposent à moi. Les montagnes russes, l’espoir, l’attente, l’horreur… quand je repense, quand je revis, je me demande encore comment j’ai pu survivre à une telle violence.
Un 3,5 tonnes lancé à pleine vitesse qui vous percute, c’est ça la perte d’un enfant. On meurt. Psychiquement on meurt.

Maintenant on ment. Je passe mon temps à mentir, à répondre « pas encore » quand je pense « pas vivant » quand on me demande si j’ai des enfants. Parce que je ne veux pas voir la réaction des gens, parce que l’horreur qui apparaît dans leurs yeux me ramène à chaque fois devant mon 3,5 tonnes. D’ailleurs quand je finis par confier la vérité à quelqu’un qui devient assez proche pour la connaître, je ne le/la regarde pas.

Il est pourtant tellement présent, notre fils.

Comme l’année dernière je fais de la rétention de larmes et je vis donc de nouveau avec une sensation quasi constante de boule dans la gorge. A chaque fois que c’est sur le point de venir je me bloque parce que « ce n’est pas le moment ». Avant je ne savais pas faire, me retenir, j’aurais mieux fait de ne pas apprendre.

Cette année, pour son anniversaire, nous ne serons plus dans cette maison qui a vu le miracle se produire et le pire arriver. Et ce n’est sans doute pas une étape si anodine que ça…

Et voilà !

Après avoir fait le tour de toutes les maisons à vendre et avoir été tenté par une autre, nous sommes revenus à notre premier choix, véritable coup de coeur pour MonChéri. Nous avons négocié le prix et serré les mains des proprios… c’est parti pour une double dose de paperasse !

Me concernant, même si la maison me plaît, je ne parlerai pas d’un coup de coeur comme j’avais eu pour notre maison. Enfin vu ce que ça a donné je ne suis pas sûre d’être très fiable en coup de coeur de maison (à ce propos si elle pouvait nous être livré sans fantôme ça m’arrangerait, si si rappelez vous)…
MAIS ce midi nous avons été invités à la fête des voisins (puisque ma prof de yoga, grâce à qui on a trouvé la maison, habite dans ce lotissement) et on a été tellement bien accueillis que j’en suis reparti conquise ! Je suis dorénavant persuadée que nous avons trouvé la maison parfaite : à la campagne mais proche de tout, l’école est à deux pas, MonChéri pourra aller à la gare à pied (les voisins nous ayant indiqué les raccourcis). 3 chambres, un sous-sol aménageable (en salle de jeux !!), une terrasse couverte, un terrain ni trop petit ni trop grand… et juste assez de petits travaux pour bien nous occuper dans les mois et années à venir !

Alors là on serre encore les fesses en attendant la signature du compromis pour l’achat, et on fait des cartons et encore des cartons puisque de toute façon le compromis de vente a bien été signé lui. En novembre on décolle !

Bref, on est contents, on fait des cartons, et on est contents, et on fait des cartons, on croise les doigts, et… qu’est ce qu’on est doués pour l’immobilier !

Vacances ?

Voilà un moment que je ne suis pas passée ici, il faut dire que nous avons été sacrément occupés (d’ailleurs je n’arrive même pas à écrire cet article en une fois) !
Heureusement que ce sont les vacances, ou plutôt que je suis en vacances et MonChéri en repos forcé.

Visites de maison, paperasse, banque, infirmières et autres rendez-vous médicaux (ça ne nous manquait pas pourtant), vétérinaire aussi, sans oublier les amis et la famille (on a l’impression de ne faire que manger depuis trois semaines)…

Un point sur le mono-bras qu’est mon mari d’abord ?
Eh bien puisque la simplicité n’a pas sa place chez nous, les suites de sa fracture sont assez… « distrayantes ». Les broches ont transpercées la peau… paraît que ça arrive et que ce n’est pas grave. Il est sensé les garder malgré tout jusque fin septembre « sauf si vraiment ça vous gêne, ou si vous commencez à avoir de la fièvre et de fortes douleurs » (hum… comment dire…).
Nous avons vu le chirurgien (canon soit dit en passant) la semaine dernière, il nous a montré les radios du poignet de MonChéri à son arrivée aux urgences (vous aimez l’art abstrait ?) et a eu un commentaire très pertinent : « Quand j’ai vu ça je me suis dit : « oulala c’est un sacré bordel ! » « .
Sacré bordel en effet, la bonne nouvelle c’est que le radius a retrouvé sa tête (au revoir le plâtre) par contre « j’ai fait ce que j’ai pu pour les petits os là et là, mais je n’ai pas pu les remettre parfaitement à leur place, vous ne retrouverez peut être pas la force et la mobilité que vous aviez, il va falloir penser à devenir droitier monsieur ». Il doit commencer la rééducation. Son arrêt a été prolongé jusque fin novembre.
Et dire qu’on (amis et famille réunis) avait enfin réussi à calmer les angoisses de MonChéri…

Le point maison ?
Nous sommes à J-3 de la signature du compromis et MonChéri peine à se retenir de faire des cartons : précaution toujours. Il y en a quand même déjà une dizaine (il les remplit de la main droite, moi je scotche et déplace). « J’ai compté, il devrait y avoir environ 18 cartons de BD ! » Si si… et on ne parle là que des BD, il y a beaucoup beaucoup d’autres livres. Ce déménagement va être monstrueux !
Nous avons vu la banque, pouvons emprunter une somme tout à fait correcte pour s’offrir une jolie maison (mon père est rassuré) (oui mon père est un angoissé de la vie, il avait peur qu’on ne puisse pas retrouver de maison).
Nous avons visité quelques maisons et d’autres visites sont à venir. L’une d’elle sort du lot, elle ne paie pourtant pas de mine mais je crois qu’elle correspond bien à l’idée du nid qu’on se fait. Alors on hésite, on se tâte, on aimerait bien en voir un peu plus quand même avant de trancher, mais…

Le point adoption ?
Bah pas grand chose. C’est là que le déménagement remplit déjà une grande part de ses fonctions : il comble idéalement l’attente, et ça c’est merveilleux !
D’ailleurs nous n’avons toujours pas fini de re (re-re) remplir le questionnaire des particularités, « c’est pas pressé » qu’ils avaient dit. Heureusement. Le temps manque mais pas seulement… on a beau l’avoir rempli déjà plusieurs fois il est toujours aussi difficile de s’y coller (parce qu’on fait ça bien, on re-réfléchit plutôt que de remettre les croix telle-quelle…).
Tiens, puisque j’en parle et qu’on a quelques minutes devant nous, on va essayer de remplir les dernières cases vides…